Les ébouriffantes aventures d'entrepreneurs rencontrées au gré des "Prix Image Entreprise" (Paca et Pays de la Loire) et "Deloitte Fast 50", auxquels s'associe le Journal des entreprises, sont autant de réjouissants scuds perçant les nuages de pessimisme qui nous étouffent. Des idées nouvelles, une volonté et un optimisme de fer pour les mettre en oeuvre, l'international comme champ de bataille, voici les recettes de ces entrepreneurs. L'un d'eux, Dan Serfaty, co-fondateur de Viadeo, de passage à Paris pour le Fast 50, a déboulé comme une tornade de motivation. Il fait partie des quelques ambitions mondiales françaises. Son réseau professionnel est le nº2 mondial avec 40millions de membres. Le patron français vient de s'installer en Chine (où il est nº1), là où vibre l'envie de réussir (91% des jeunes y plébiscitent la mondialisation contre 52% des jeunes Français...). Après un an passé dans la Silicon Valley, Dan Serfaty fait un constat encourageant: «Ils ne sont pas meilleurs que nous techniquement. Nous avons un très haut niveau en logiciels et hautes technologies.» Leur différence? «C'est leur puissance financière. Partout, vous trouvez de l'argent prêt à s'investir.» Financiers et investisseurs, à bons entendeurs... Deux jeunes patrons de start-up de Nice et de Lannion, me soulignent aussi le manque d'esprit entrepreneurial de nos chercheurs. Et puis cette crainte de l'échec qui paralyse trop souvent les envies d'entreprendre en France et stigmatise ceux qui ont chuté. «Aux États-Unis, illustre Serfaty, une faillite c'est comme une cicatrice pour un mafieux: un signe de crédibilité!» D'où ce message de Serfaty aux entrepreneurs avant de filer à Shanghai: «Prenez des risques!» Un optimisme constructif, loin des indignations stériles!ENTRE NOUS par Vincent COMBEUIL
Directeur des rédactions