Agro Logic propose une soixantaine de références de protéines végétales : des lentilles, graines de courge, chia, quinoa, pois, haricots secs, tournesol, sarrazin, millet, etc. destinées à l’alimentation humaine. La société mayennaise est spécialisée dans le triage, le séchage et le conditionnement des graines bio, locales et sans gluten.
L’entreprise basée à Nuillé-sur-Vicoin, dans l’agglomération lavalloise, s’approvisionne à partir de 1 500 à 2 000 hectares cultivés par des agriculteurs dans le très Grand Ouest. La productivité moyenne est d’une tonne à l’hectare, mais selon les variétés, celle-ci varie de quelques tonnes à 300 ou 400 kilogrammes par hectare.
Pour l’heure, Agro Logic finalise un chantier pour "étendre ses gammes de produits", explique le dirigeant et fondateur Vincent Seyeux qui renchérit. Ainsi, l’entreprise investit 1,8 million d’euros dans un nouveau bâtiment de 2 000 m2. Il sera séparé en plusieurs cellules de stockage dont en froid (1 000 m2), de conditionnement séparé et d’ateliers de transformation.
Des huiles, de la farine, des flocons…
"Nous commençons avec la production d’huiles à base de graines de lin, de courge, caméline, graines de courge, carthame, chia… mais aussi de colza et de tournesol, liste Vincent Seyeux. Nous produirons aussi de la farine de lentilles, de pois chiches, de sarrasin, ainsi que de blés anciens, de blés sans gluten… Nous envisageons également de faire du toastage, de l’extrusion, du floconnage."
Dans un second temps, l’entreprise proposera des biscuits. "Avec les restes de coquilles et de graines, nous fabriquerons des gâteaux secs. Cette activité sera plutôt développée en partenariat avec des entreprises mayennaises artisanales. Nous mettrons à disposition nos matières premières riches en protéines pour un développement en commun. Cela ne se fera sans doute pas avant 2026", annonce le dirigeant.
De la valeur ajoutée plutôt que des volumes
Les graines et légumes secs étaient jusqu’ici vendues auprès de négoces ou transformateurs, dont plus de 20 % à l’étranger, "en Allemagne et en Italie". Les produits transformés seront entièrement commercialisés sous la marque en propre, On Vous Ditout. Celle-ci représente actuellement "aux alentours de 10 % de notre chiffre d’affaires, qui est de deux millions d’euros", indique le dirigeant. Cette diversification est donc un moyen de "rééquilibrer le chiffre d’affaires". Cela impliquera de réduire la part vendue aux négoces.
"L’idée est d’aller chercher de la valeur ajoutée plutôt que de développer la taille de la structure", explique le chef d’entreprise, également agriculteur sur une commune voisine.
La réalité des RH
L’entreprise emploie quatorze salariés, dont onze travaillent sur le site de Nuillé-sur-Vicoin. "Nous travaillons des cultures complexes, qui nécessitent d’embaucher des personnes hyperqualifiées, mais pas forcément toute l’année, explique Vincent Seyeux. Et face aux problématiques agricoles, nous voulons privilégier la valorisation par la transformation de nos produits plutôt que de chercher à grossir encore et d’être confrontés à des problématiques de recrutements de profils techniques."