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EIT Digital : Quand l'Europe investit sur l'entreprenariat innovant
Sophia Antipolis # Services # Innovation

EIT Digital : Quand l'Europe investit sur l'entreprenariat innovant

Le dispositif européen EIT Digital vise à dynamiser l'entreprenariat innovant au travers de trois leviers, la formation, l'accompagnement de projets collaboratifs et l'accélération de start-up. Sophia Antipolis accueille l'un des treize centres implantés dans neuf pays.

Dans la chaîne de l'innovation, l'EIT Digital, discret jusqu'alors, monte en puissance. Initié par la Commission Européenne en 2010, le dispositif cherche à favoriser et dynamiser l'entreprenariat innovant en jouant sur trois leviers, la formation des étudiants (à partir du Master 1) et doctorants, l'accompagnement de projets collaboratifs agiles et l'accélération de start-up à l'international. « Parmi les outils existants en France, nous nous plaçons à la sortie des incubateurs puisque nous adressons des projets matures ayant déjà identifié un marché et commencé à faire leurs preuves », explique Bruno Le Dantec, manager du Co-location Center de Sophia Antipolis. Il fait partie des treize centres, dont trois Français (Paris, Rennes, Sophia), implantés dans neuf pays. Le dispositif est doté d'un budget (2015) de 84 millions d'euros issu du programme H2020. Soit 25 % des dépenses programmées, le reste étant financé par les 140 membres partenaires du réseau, parties prenantes de l'écosystème digital européen.

Une équipe d'entrepreneurs

Inauguré en juin 2014, l'EIT Digital sophipolitain, installé sur le campus SophiaTech, s'appuie sur une équipe de six personnes, composée d'anciens créateurs de start-up, dont certains toujours en activité. Ainsi Cédric Ulmer (France Labs) pilote la partie formation à l'innovation et l'entreprenariat des masters Data Sciences et Architecture Internet de l'université azuréenne. Georges Fonzes (Aqila Innovation) s'occupe du Doctorat Training Center qui accompagne les thésards, toujours sur la partie entreprenariat, et identifie ceux dont les résultats sont susceptibles de s'intégrer dans un produit. Thomas Herlin (ex-Keeneo), lui, assure la partie accélération des start-up, en collaboration avec Jérôme Chifflet (Waidan), en charge du financement.

Les start-up accélérées

Quatre premières entreprises viennent de rejoindre le programme d'accélération d'un an (renouvelable), consacré à l'accès aux marchés et aux financements européens. Des sociétés de croissance, comme la Niçoise VuLog (leader des technologies de l'autopartage) ou la Sophipolitaine SecludIT (logiciels de sécurité informatique). Et d'autres, dont le potentiel laisse augurer de belles perspectives comme l'Azuréenne Instant System (plateforme multimodale en temps réel) et l'Italienne Nively, spécialisée dans la géolocalisation du matériel hospitalier. Les jeunes pousses sophipolitaines Greener Waves (captation des ondes) et Neosensys (vidéo-surveillance en grande distribution) devraient rejoindre le programme au cours du premier trimestre 2016. « C'est une offre que les entreprises ne peuvent refuser », confie Thomas Herlin, d'autant plus qu'elle est gratuite. Pour l'instant.

À terme, l'EIT Digital se rémunérera sous la forme de pourcentage du chiffre d'affaires généré par ses actions et/ou sur les levées de fonds réalisées. Car l'Europe pousse ses dispositifs à tendre vers l'autofinancement. En 2016, le budget consacré au programme EIT Digital s'établira à 75 millions d'euros, et diminuera ainsi jusqu'en 2021. À bon entendeur...

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