Écologie et développement durable sont résolument des expressions en vogue. Mais le concept reste vague pour nombre de citoyens au point que la notion en devient presque culpabilisante pour le consommateur classique. C'est pour briser ces images et donner des clés concrètes que Gaston Guichet a lancé son Ecolomag voilà un an. L'homme est aguerri aux rouages de la presse, puisqu'il est à la tête d'une société d'édition spécialisée dans les magazines professionnels (GSC). Pour Ecolomag, il a toutefois souhaité changer de modèle. «J'ai dirigé un magazine consacré à l'écologie qui se vendait en kiosque. Pour Ecolomag je voulais une autre formule». Après une réflexion rapide, la gratuité s'impose. «L'écologie est en en train de bouleverser l'ensemble de notre société. À l'image de certaines émissions de télévision qui touchent le grand public, il fallait que ce journal soit accessible au plus grand nombre, afin de toucher tout un chacun».
Support facile d'accès
Le magazine présente sur une vingtaine de pages claires et colorées, des conseils, des tests... Des rubriques simples et pratiques pour intégrer l'écologie dans le comportement quotidien. «Nous souhaitons un produit clair, sur un mode"zapping". Pas d'enquêtes lourdes mais plutôt des brèves, des textes courts qui permettent au lecteur de mieux s'imprégner du fond». Pour financer la publication, le magazine laisse une large place à des annonceurs, que Gaston Guichet indique trier sur le volet. «Nous sommes contre le "greenwashing", nous ne voulons pas que des enseignes se donnent une image écologique juste en s'affichant dans nos colonnes». Développement durable oblige, le journal est imprimé sur du papier recyclé et avec des encres respectueuses de l'environnement. Ecolomag est imprimé à Strasbourg à plus de 150.000 exemplaires puis acheminé dans 2.000 points de distribution dans toute la France. Des magasins essentiellement axés sur la vente de produits bio, de bien-être ou des fabricants de la branche.
D'autres pays francophones dans le viseur
«Toujours dans un souci de respecter l'environnement, nous faisons très attention au nombre de journaux que nous expédions. Un de nos salariés appelle tous les points de vente après chaque envoi pour voir combien ont été écoulés. Ainsi nous visons au plus juste pour le numéro suivant». Parmi les projets pour cette nouvelle année, un développement du titre sur d'autres marchés francophones. Premiers pays visés: Belgique et Luxembourg, deux pays où la conscience écologique est sans doute plus forte qu'en France.
Avec une diffusion de 150.000 exemplaires, le journal gratuit consacré à l'écologie présente un premier bilan pour le moins encourageant. Pour la seconde année, l'objectif est d'asseoir sa notoriété et d'installer le titre au-delà des frontières françaises.