L'école des Mines de Saint-Étienne a un nouveau président, Yvon Raak et un nouveau directeur, Pascal Ray. Dans la continuité de leurs prédécesseurs ils veulent, disent-ils, donner un nouveau souffle à l'École nationale des Mines de Saint-Étienne. Un virage qui porte un drôle de nom : EMSE. Pour Exceller, Manager, Satisfaire et Entreprendre. Objectif : être la meilleure école d'ingénieurs hors de Paris.
Ambitions
Un objectif un brin ambitieux au regard des divers classements nationaux positionnant l'École des Mines stéphanoise entre la 12e et la 15e place. « Oui, c'est ambitieux », reconnaît Pascal Ray « mais sans ambition, rien n'est possible ! ». Le nouveau directeur admet qu'il n'espère toutefois pas atteindre cet objectif à court terme. En lien avec le travail déjà réalisé, il pose donc des jalons. Au-delà du travail sur les critères traditionnels de classement des écoles, niveau de recrutement et de placement notamment, Pascal Ray et son équipe ont décidé de faire de l'implication de l'École dans le développement de l'économie régionale et nationale un axe d'excellence. « Nous sommes parfaitement conscients que nos ingénieurs ne restent pas à Saint-Étienne après leurs études. D'une part, parce que très peu en sont originaires, d'autre part parce qu'il n'y a pas beaucoup d'entreprises locales prêtes à débourser, en moyenne, 43.000€ par an, pour un jeune en début de carrière », explique Pascal Ray.
Soutenir l'innovation
L'ENMSE compte donc sur d'autres vecteurs pour renforcer son implication dans le tissu économique local. Via les pôles de compétitivités par exemple : « nous participons déjà à LUTB et à Viameca. Il faut que nous nous impliquions davantage dans la gouvernance des pôles et qu'on renforce nos échanges avec les entreprises ». Pour soutenir l'innovation, un EPRD (Espace Partenariat recherche et développement) ouvrira ses portes en septembre 2015, probablement sur l'Hôpital Nord. Sur le modèle de l'EPRD du site de Gardanne, cet espace aura vocation à accompagner à la maturation de projets scientifiques, dans une des spécialités de l'École que sont la santé, la microélecronique, les énergies, la mécanique et métaux, le génie des systèmes industriels, l'environnement.... « À Gardanne, en 10 ans, nous avons déjà eu 17 créations d'entreprises. Trois projets ont été retenus dans le cadre du concours mondial de l'innovation », lance Pascal Ray. Cet espace sera aussi ouvert aux entreprises déjà existantes et souhaitant développer, hors leurs murs, une innovation. L'École des Mines a mis en place, l'année dernière, une direction des relations avec le monde économique, un guichet d'entrée unique pour toutes les demandes des entreprises (recherche, formation, stage...).
École des Mines
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