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Ducs de Gascogne : un nouveau départ sous la bannière Conserverie de Gascogne
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Ducs de Gascogne : un nouveau départ sous la bannière Conserverie de Gascogne

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Le 4 septembre, le Tribunal de commerce de Paris actait la liquidation de l’entreprise Ducs de Gascogne. Il arrêtait dans le même temps le plan de cession au profit de la société ad hoc Chargetex qui reprend la quasi-totalité des actifs, comme l’explique Clément Menet, son représentant, également dirigeant de Conserverie du Sud à Rabastens (Hautes-Pyrénées).

Clément Menet, dirigeant de Conserverie du Sud, porte un projet pour relancer Ducs de Gascogne — Photo : DR

Vous venez de reprendre les actifs des Ducs de Gascogne. Que recouvre précisément cette reprise ?

J’ai repris l’intégralité des actifs de la société mis à part la boutique de Paris, à travers la SAS Chargetex, qui sera renommée Conserverie de Gascogne. Cela inclut les marques Ducs de Gascogne, Jean de Veyrac ou encore Canardie ainsi que les stocks, les outils de production et une partie du personnel. Concrètement, 28 salariés sur les 68 ont été repris dans un premier temps. Ce chiffre correspond à l’effectif minimum nécessaire pour assurer la continuité de l’activité en cette période cruciale de fin d’année. Mon objectif est clair : il s’agit de stabiliser l’activité puis de relancer la croissance dès 2026.

Envisagez-vous des changements dans la stratégie ou des innovations dans l’offre ?

À ce stade, l’enjeu principal est d’assurer la continuité. Il ne s’agit pas de tout bouleverser mais de capitaliser sur le savoir-faire existant en maîtrisant mieux les coûts et en renforçant l’efficacité commerciale. Des synergies vont être mises en place avec ma première entreprise, la Conserverie du Sud, notamment sur la production, les achats et la distribution. À partir de l’année prochaine, nous travaillerons sur le positionnement des différentes marques pour éviter les redondances et maximiser leur complémentarité.

Comment expliquez-vous les difficultés traversées par Ducs de Gascogne ces dernières années ?

Je ne me prononcerai pas sur la gestion passée, ce n’est ni mon rôle ni mon objectif. Ce que je peux dire, c’est que cette entreprise possède une marque forte et un savoir-faire reconnu, comme en témoigne la médaille d’or obtenue cette année au Salon de l’agriculture pour le foie gras. C’est un fleuron du patrimoine gastronomique du Sud-ouest qui mérite d’être relancé sur de bonnes bases. Ma démarche s’inscrit dans une logique de redéploiement et de valorisation de cette richesse.

Quelles sont les perspectives à moyen terme, notamment à l’export ?

L’export représentait environ 10 % de l’activité des Ducs de Gascogne. C’est un axe de développement intéressant qui demande du temps, des homologations et une organisation spécifique. Nous allons d’abord consolider l’activité en France, surtout sur les coffrets gourmands, un marché stratégique en fin d’année. À terme, nous envisageons bien sûr de renforcer la présence à l’international, notamment en valorisant les produits emblématiques du Sud-ouest.

Comment la transition se déroule-t-elle pour les salariés et quelle est votre vision pour l’avenir ?

C’est une période de changement avec des repères à reconstruire. Une partie des salariés a été reprise et j’ai pris l’engagement de privilégier la réembauche des anciens collaborateurs dès que la croissance le permettra. Il s’agit de redonner un cap clair, de mettre en place une organisation efficace et une nouvelle culture d’entreprise sans perdre l’ADN de la maison. C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre pour le site de Gimont. En ce moment charnière, j’espère que tous nos partenaires, qu’ils soient clients ou fournisseurs, continueront dès maintenant à nous accompagner et à nous faire confiance.

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