Doux Le problème de la dette
# Industrie

Doux Le problème de la dette

La réponse du groupe Doux de Châteaulin ne s'est pas faite attendre, le 24 juillet dernier, pour démentir en bloc les affirmations du Journal du Dimanche. Le JDD du jour affirmait en effet qu'un mandat de cession du groupe avait été confié à la Banque Lazard. Selon le JDD, la Banque aurait reçu quatre offres de reprise dont certaines émanant de fonds d'investissement. Réponse du berger à la bergère : «Le groupe Doux travaille de longue date avec des conseillers financiers et bancaires pour l'accompagner dans la restructuration de sa dette et dans ses choix stratégiques(...) L'article du Journal du Dimanche est émaillé d'erreurs et d'inexactitudes et joue sur des amalgames simplistes pour faire de fausses annnonces calomnieuses», annonce le communiqué. Flambée du prix des céréales Sur le fond, l'article du JDD pointe pourtant deux réalités: le problème de plus en plus prégnant de la dette au sein du groupe Doux et la question de la succession de Charles Doux, 73 ans. La famille Doux détient 80 % du capital qu'elle partage avec BNP Paribas. L'actionnariat familial est scindé entre les deux branches, celle de Pierre Doux, décédé, et celle de de son frère Charles. Comment céder à la nouvelle génération, un groupe endetté à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros ? «Son taux d'endettement le pénalise. Le groupe traîne sa dette depuis l'acquisition de Frangosul au Brésil en 1998», analyse un connaisseur du dossier. «Cela plombe le groupe sur deux aspects : les intérêts à payer et la limitation de ses capacités d'investissement», poursuit-il. Une situation qu'aggravent la conjoncture et la flambée du prix des céréales de l'ordre de 40 %. En 2008, le groupe fermait l'usine de Locminé et s'engageait dans un programme triennal de refinancement de se dette avec la banque Barclays. En 2009, il se séparait de la branche dinde de Frangosul, cédée au groupe Marfrig. Faudra t-il encore vendre d'autres bijoux de famille?

Décryptage
# Industrie