Doux : Le frais liquidé, place à la restructuration
# Industrie

Doux : Le frais liquidé, place à la restructuration

La cession du pôle frais de Doux, entérinée par le tribunal de commerce de Quimper le 10 septembre, n'est que la première étape. La liquidation de cette branche malade a été douloureuse: sur les dix sites dédiés à la volaille fraiche, seuls sept ont trouvé repreneurs. Parmi les trois sites non repris, celui de Graincourt qui emploie plus de 250 salariés et celui de La Vraie Croix dans le Morbihan (120 salariés). Au total, sur les 1.700 emplois, CDD inclus, du pôle frais, seuls 900 emplois ont pu être sauvés. Et la saignée n'est pas terminée; le groupe Doux doit en effet présenter devant le tribunal de commerce de Quimper un plan de continuation pour ses pôles de poulet élaborés et poulets congelés (ou poulet export). Une restructuration qui menace de nouveaux les emplois, notamment ceux des cadres qui travaillaient directement pour le frais. À Châteaulin, la réorganisation a déjà commencé, plutôt dans le bon sens : le groupe a annoncé le 26 septembre la mise en fonction d'une équipe de nuit à l'abattoir, pour retrouver les volumes de production d'avant mai 2012. Une rencontre d'étape avec le tribunal durant laquelle une partie du plan devrait être révélée est prévue le 9 octobre et le rendu définitif du plan le 30 novembre, avant la fin de la période d'observation de six mois. Les avocats espèrent convaincre le tribunal de prolonger cette période de six mois supplémentaires. Par ailleurs, le Tribunal de Quimper a autorisé, fin septembre, le volailler Doux à rembourser, par anticipation, les créances dues aux éleveurs et fournisseurs. Ceux-ci devaient recevoir avant la fin septembre 50 % de leurs créances, établies avant la mise en redressement judiciaire du groupe, en juin dernier.

  • Décryptage
# Industrie