Docks de Lorient : Le coup de gueule du Collectif pour la libération des ports
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Docks de Lorient : Le coup de gueule du Collectif pour la libération des ports

Face aux blocages des dockers, le collectif d'acteurs des filières portuaires et agroalimentaires dénonce le non respect de la Charte de redynamisation du port de Lorient.

« Y-a-t-il encore un patron au port de Lorient ? », s'interroge le Collectif pour la libération des ports de commerce. Début avril, dans une lettre ouverte, ce collectif, né en 2010 de l'union des fabricants d'aliments bretons, importateurs de la nutrition animale et manutentionnaires des ports bretons, invitait Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional, à veiller à la bonne application de la Charte de redynamisation du port de commerce de Lorient. Cette lettre a été rédigée en réaction à des blocages menés par les dockers de Lorient. Depuis début mars, ceux-ci se mobilisent en effet pour qu'un de leur collège, embauché par une société de chargement de camions, bénéficie de la convention collective de la manutention portuaire et non de celle du transport.




L'agriculture bretonne prise « en otage »

Le Collectif pour la libération des ports de commerce regrette que les dockers « abusent et détournent le droit de grève pour imposer leurs revendications par la force » et qu'ils refusent la « voie légale du Conseil des Prud'hommes de Lorient, seule instance habilitée à juger ce type de différent ». Le collectif considère que les dockers « prennent en otage l'agriculture bretonne ». Des pratiques jugées comme « mortifères pour l'ensemble des filières agricoles et agroalimentaires bretonnes et plus particulièrement pour des éleveurs déjà en grandes difficultés ».




Un plan d'actions pour l'automne

Le collectif, qui pèse « 6 millions de tonnes de produits alimentaires bretons fabriqués en Bretagne », précise Arnaud Kunh, un de ses membres et par ailleurs dirigeant de l'entreprise de stockage de Lorient, estime qu'« une fois de plus les dockers n'ont pas respecté les engagements signés » dans la charte de redynamisation du port de commerce de Lorient. Instaurée en décembre 2014, cette charte visait à pacifier les relations entre dockers et manutentionnaires et assurer un bon fonctionnement du port de Lorient.. Depuis cette lettre, « le dialogue a repris entre les parties qui a amené une suspension du mouvement social pendant quelques jours », indique Pierre Karleskind, vice-président régional chargé de la mer et des infrastructures portuaires. La Région en appelle au maintien du dialogue pour « trouver une voie de sortie favorable pour l'ensemble des usagers du port de Lorient ». C'est la Région qui finance la charte de redynamisation du port, « qui présente un certain nombre d'investissements », précise Pierre Karleskind tout en annonçant qu'un plan d'action est en cours d'élaboration et sera présenté à l'automne.



S.B.

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