PG Tubes (23 salariés, 7 M€ de CA en 2024) ouvre en octobre sa troisième agence, de 600 m² couverts sur un terrain de 3 700 m², à Milizac (Finistère). L’investissement s’élève à 1,2 million d’euros. Le distributeur de tuyaux et raccords possède déjà depuis 2019 une agence à Kersaint-Plabennec (600 m² couverts sur 8 000 m² de terrain), où se trouve son siège social. Et une autre (800 m² couverts sur 7 000 m² de terrain) à Saint-Martin-des-Champs depuis 2023. "L’idée est de continuer à se développer dans le Finistère mais il faut trouver le terrain", précise son président, Patrick Gouriou.
"Pas de maison sans tuyaux"
"Tous les produits que nous vendons se trouvent dans les murs ou enterrés, ce qui n’est pas très glamour, s’amuse celui qui a créé l’entreprise en 2019. Mais il n’y a pas de maison sans tuyaux, ni de chantier sans tubes." Ces produits principalement utilisés pour l’adduction d’eau potable, l’assainissement, ainsi que ce qui se trouve à leur amont (postes de relevage…) et en aval (raccords…), représentent 3 000 références disponibles en magasin et 2 millions d’euros de stock pour Milizac.
Vente à 90 % à des professionnels
PG Tubes les vend à 90 % à des professionnels (ceux du bâtiment, les terrassiers, maçons, plombiers, paysagistes, aquaculteurs, industriels…). "Nous les livrons chez eux ou sur leur chantier mais ils viennent aussi se fournir dans nos magasins, c’est 50/50", pointe le dirigeant. PG Tubes répond également aux appels d’offres des collectivités et compte aussi une petite partie de particuliers dans sa clientèle.
Comme certaines entreprises, PG Tubes a profité de la période Covid. "Nos principaux concurrents, qui sont des nationaux aux larges épaules financières, ont pu fermer temporairement. Tandis que nous, petite structure, étions obligés économiquement de rester ouverts pour faire rentrer de l’argent", se souvient Patrick Gouriou, qui a passé 15 ans chez l’un des leaders du secteur avant de créer son entreprise.
Un chiffre d’affaires doublé en trois ans
Ce décollage a été suivi d’une croissance régulière du chiffre d’affaires, qui était de 3,5 millions d’euros en 2022 et devrait atteindre 7,5 millions d’euros en 2025. "Si le logement (qui représente 40 % de l’activité, NDLR) est en difficulté, les bâtiments industriels, notamment dans l’agroalimentaire, et agricoles compensent, note Patrick Gouriou. Et nous continuons à prendre des parts de marché et à développer notre portefeuille client."
L’importance de l’apprentissage
"Notre différence par rapport aux grands groupes, c’est notre flexibilité et notre réactivité, grâce au grand nombre de références que nous avons dans nos agences", affirme le dirigeant originaire de Saint-Thonan (Finistère). Autre avantage revendiqué par Patrick Gouriou, une "grande présence sur le terrain", avec quatre commerciaux qui sillonnent le territoire. "Deux ciblent les grands comptes, les autres les artisans et les PME, car les besoins et les hommes sont différents, souligne le dirigeant. Notre objectif est de vendre et revendre, c’est-à-dire fidéliser notre clientèle."
L’autodidacte, qui a commencé dans la vente avant d’intégrer Frans Bonhomme et de gravir les échelons, s’appuie également sur l’apprentissage pour faire grandir son entreprise. "Je passe un deal avec les apprentis : je les forme, pour les garder, avec une mission précise et un poste qui les attend, insiste Patrick Gouriou, qui en compte trois en ce moment dans l’entreprise à l’enseigne mauve. Sur les six apprentis diplômés qui sont passés depuis le début de l’entreprise, j’en ai gardé cinq. Mon entreprise avance aussi grâce à eux."