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Dimood Group vise les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici trois ans
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Dimood Group vise les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici trois ans

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Dimood Group franchit palier après palier. Le groupe morbihannais, expert en systèmes d’information et en transformation numérique des entreprises, poursuit son maillage en France via de la croissance organique et de la croissance externe. L’ETI rayonne aussi à l’international depuis sa filiale au Portugal et elle vient d’ouvrir à l’île Maurice.

Jérôme Bazin est un dirigeant engagé. Ancien président de Vénétis durant neuf ans, il demeure administrateur en charge de la commission "coopérations inter GE" et continuera à représenter l’association au syndicat national des groupements d’employeurs — Photo : ylm picture - Le Moullec Yves

Passée de 65 salariés en 2007 à 330 salariés aujourd’hui, implantée sur huit sites dont deux au Portugal, Dimood Group (ex Isatech) vise un chiffre d’affaires qui va passer de 36 à 40 millions d’euros pour l’exercice en cours. L’intégrateur et éditeur de solutions informatiques est devenu en 40 ans une ETI reconnue. Depuis Vannes, là où est implanté son siège social, son dirigeant Jérôme Bazin prépare les prochains développements de la société. "Nous ambitionnons de dépasser les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici trois ans. Le tout avec toujours des objectifs de rentabilité. La dynamique de marché est bonne pour nos activités", indique le PDG.

Partenaire stratégique de Microsoft

Pour atteindre ses objectifs, le dirigeant entend s’appuyer sur la croissance organique de Dimood Group au travers de ses filiales Isatech, Bricklead, MyPartner, Clipa et Primus Soft ainsi qu’une joint venture 9Altitudes France dont Dimood possède 50 % des parts. Avec son portefeuille diversifié, le groupe couvre un panel complet de solutions pour les entreprises avec des applications de gestion ERP et CRM, des solutions collaboratives, des infrastructures cloud ainsi que de l’édition de logiciels. L’entreprise est aussi partenaire gold de Microsoft. "Nous accompagnons nos clients dans leur transformation digitale", résume Jérôme Bazin. Outre Vannes, l’entreprise est présente à Rennes, Nantes, Lille, Lyon, Paris, Porto et Lisbonne.

Les effectifs de Dimood Group sont en croissance : 50 recrutements ont eu lieu l’an passé et une trentaine sont prévus cette année — Photo : DR

Plusieurs opérations de croissance externe

Ces dernières années, le groupe s’est appuyé sur plusieurs opérations de croissance externe pour grandir. En 2016, Dimood a fait l’acquisition de MyPartner au Portugal puis de Tryade près de Nantes en 2020 et 50 % de la filiale française de 9altitudes en février 2022. En février 2024, Dimood a fait l’acquisition de Primus Soft, une société bordelaise spécialisée dans l’édition logicielle et l’intégration complète de solutions d’ERP. Primus Soft est focalisée sur les métiers des vins et spiritueux haut de gamme. Elle compte des clients prestigieux comme les grands crus classés Pichon Longueville, Montrose mais aussi des maisons viticoles comme Bernard Magrez, Gérard Bertrand, etc. "Nous avions un petit pied dans le sujet via un client. Primus Soft a une expérience pointue sur un marché exigeant. Cela enrichit notre offre. Nous renforçons aussi ainsi notre présence dans le Sud-Ouest", poursuit le PDG du groupe.

L’agroalimentaire et l’industrie comme fers de lance

Via cette acquisition, l’ETI se renforce sur le secteur de l’agroalimentaire. Elle occupe le poste de leader dans l’intégration de logiciels ERP Microsoft et de l’édition de logiciels dans ce domaine d’activité. Depuis ses débuts, elle s’est développée dans l’agroalimentaire avec des clients comme le breton Cooperl mais aussi dans l’industrie avec Séché Environnement (Mayenne) ou les Menuiseries Bouvet (Maine-et-Loire). L’entreprise gagne aussi du terrain sur ses autres spécialités qui touchent aux métiers du droit, de l’expertise-comptable et des services. Sa clientèle est composée de groupes ou des PME importantes.

Dimood Group compte 330 salariés évoluant sur l’un des huit sites de l’entreprise en France, au Portugal et à l’île Maurice — Photo : DR

Des ambitions pour l’édition de logiciels

Pour atteindre les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, Dimood Group va continuer à faire des acquisitions. Jérôme Bazin évoque de futurs projets : "Nous avons des projets de croissance externe en France mais aussi en Europe. Nous sommes aujourd’hui expérimentés pour mener à bien ce type d’opérations et nous nous sommes structurés en interne en ce sens." Dimood va poursuivre son essor aussi bien sur l’édition que sur l’intégration. "Depuis deux ans, au-delà de l’intégration, nous remettons l’accent sur l’édition, qui est le métier premier d’Isatech, il y a 40 ans." Via sa filiale Brickead, elle l’ouvre à d’autres partenaires internationaux et cela vient enrichir ses offres Microsoft. Bricklead créé des logiciels SaaS interopérables pour les PME et ETI. Si elle réalise actuellement un million d’euros de chiffre d’affaires, elle devrait peser trois ou quatre millions d’euros de volumes d’affaires sous peu.

Une expertise internationale

Aujourd’hui, l’international pèse plus ou moins 40 % du chiffre d’affaires de l’ETI et elle ne compte pas s’arrêter là. "80 % de nos clients sont concernés par l’international. Nous y accompagnons des filiales de Safran, d’Air Liquide, des laboratoires mais aussi de belles PME bretonnes ou des Pays de la Loire." Sur ce volet international, Dimood s’appuie aussi tout particulièrement sur ses entités portugaises, présentes à Porto et Lisbonne. Avec 110 personnes travaillant au Portugal ; il s’agit de la filiale la plus importante du groupe. "Via MyPartner, notre entité portugaise, qui intervient en transformation digitale des entreprises, nous sommes très présents sur ce volet international. Nous venons aussi d’ouvrir une filiale à l’île Maurice, qui opère en Amérique du Nord et un peu en Afrique pour accompagner un groupe européen d’assurance."

30 recrutements en 2024

L’international est aussi un volet que des salariés ont exploré dans le cadre… du télétravail à l’étranger. "C’est quelque chose que nous avons expérimenté en 2022, en Thaïlande et aussi au Portugal. Cela s’est fait dans le cadre de projets en proximité avec des clients, et sur des périodes bien définies. C’est un outil de motivation et cela apporte une expérience à l’international pour des collaborateurs", rappelle le dirigeant. L’expérience est amenée à être reconduite pour deux ou trois salariés, pour des périodes de trois mois voire un peu plus. Durant cette période, les collaborateurs conservent leur salaire, leur mutuelle, etc. Ils peuvent aussi prendre des vacances sur place comme leurs collègues.

Sur le télétravail comme sur un grand nombre de sujets comme l’ouverture du capital (lire par ailleurs), Dimood soigne sa marque employeur. En 2023, elle a accueilli cinquante nouveaux salariés dans ses filiales Isatech et Bricklead. Cette année, une trentaine de postes seront également créés.

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