Selon Lilian Rabin, le fondateur de DigitaLandmarks, la Fenêtre immersive imaginée par le studio angevin n’a pas d’équivalent : "À ma connaissance, assure-t-il, nous sommes les seuls à proposer d’entrer dans un univers à 360 degrés sans aucune barrière technologique." La jeune entreprise née en 2019,
envisage cette année de réaliser une levée de fonds pour développer plus largement son dispositif.
Entre 250 000 et 500 000 euros
Concrètement, la Fenêtre immersive est un dispositif qui propose une expérience en réalité augmentée sur un écran XXL. Debout sur une zone de téléportation, le spectateur est immergé dans un univers où il peut interagir avec les images et le son qui sont diffusés, comme avec un casque de réalité augmentée. On a pu utiliser la fenêtre immersive de DigitaLandmarks à la gare Montparnasse, pour la découverte de plusieurs sites emblématiques de l’Anjou ou à la gare du Nord lors de la Coupe du monde de rugby en 2023: Le spectateur pouvait alors tirer une pénalité aux côtés de la star du XV de France Antoine Dupont qui lui prodiguait ses conseils. Le dispositif a aussi vanté les mérites touristiques de l’Irlande et récemment immergé les badauds du centre commercial Beaulieu, à Nantes, au coeur de trois attractions du Futuroscope de Poitiers. "L’ambition est que l’utilisateur vive un bon moment, précise le dirigeant, avec une expérience inédite et ludique". Ne dévoilant pas le montant de son chiffre d'affaires, ce dernier compte effectuer cette année sa première levée de fonds, entre 250 000 et 500 000 euros, pour déployer sa fenêtre immersive auprès d’autres clients.
Un large spectre de clients potentiels
Pour proposer cette fenêtre immersive, la start-up angevine de deux collaborateurs, actuellement hébergée par Angers Technopole, fait appel à des agenceurs, des motion designers, des spécialistes du son ou encore des vidéastes. "Notre métier, précise Lilian Rabin, c’est le développement de la fenêtre immersive que nous avons conçue et la recherche de lieux pour déployer les expériences. Une levée de fonds nous permettra d’intégrer certaines compétences actuellement externalisées. Nous ne pouvons pas nous permettre de financer un plateau technique avec plein de gens sans avoir suffisamment de marchés et nous nous stafferons par rapport à la demande." L'équipe pourrait atteindre ainsi une dizaine de personnes dans quelques années.
Débouchés dans le tourisme, l’événementiel ou l’automobile
Ses marchés, la start-up angevine entend les trouver dans des secteurs comme le tourisme, l’événementiel, la valorisation des territoires ou dans d’autres domaines tels que celui des concessionnaires automobiles. "Le spectre est très large, assure Lilian Rabin, et dès que notre fenêtre immersive est déployée, nous gagnons en visibilité avec d’excellents retours. C’est un outil de communication nouveau et disruptif. À nous de convaincre les marketeurs et communicants, même s’ils disposent déjà une grande variété de supports." DigitaLandmarks entend bien y parvenir en multipliant les projets pour se faire connaître.
La levée de fonds prévue cette année aura aussi pour objectif d’aller chercher de nouveaux marchés pour gagner encore en notoriété. La jeune entreprise angevine est actuellement en négociation pour mener un projet avec un client à l’étranger.