ns. «Nous ne sommes pas concurrent des organismes de formation mais vraiment complémentaire car notre produit vient combler un vide qui existait. Nous formons les salariés à la musique d'une langue pour qu'ils soient rapidement opérationnels en réunion.» Didier Hervé, créateur de Diartis Institute, à Tassin-la-Demi-Lune, a mis au point, depuis sa création l'an passé, une première application dénommée ?Le 4 minutes d'actu langues®?. Il suffit d'installer un applicatif sur l'ordinateur de l'usager, qui télécharge tous les jours un condensé de l'actualité dans la langue de son choix (français, anglais, allemand et espagnol). À l'issue de cette séquence audio, il répond à un quizz de cinq questions, pour évaluer sa bonne compréhension. L'outil est disponible du iPhone. L'entrepreneur, ancien conseiller chez Siparex puis dirigeant dans l'industrie, argumente en s'appuyant sur son expérience de patron chargé de former ses salariés: «Aujourd'hui, nous devons gérer de très fortes mobilités mais aussi de fortes indisponibilités, en fonction des agendas des uns et des autres. Ces applications nomades ont l'avantage d'être simples d'utilisation puisqu'elles ne requièrent pas de connexion permanente et permettent à l'employeur de suivre la progression des salariés formés avec les résultats des quizz et le temps passé à se former.» Un détail qui a son importance, notamment dans le cadre du Dif. Avec six salariés (des traducteurs notamment) et bientôt huit, Diartis Institute annonce un potentiel de 1.000 abonnements en cours de négociation, «prioritairement des PME et des grands groupes». De plus, des accords sont engagés avec des sociétés de formation aux langues qui vont le commercialiser. Didier Hervé vise la rentabilité dès cette fin d'année et 25.000 abonnés d'ici à quatre ans. Et envisage d'autres développements: «Notre applicatif ouvre la porte à la gestion interne de formation des entreprises. Nous allons ainsi proposer un module permettant à l'entreprise de diffuser ses propres formations sous le même format.» Plusieurs «dizaines de milliers d'euros» ont été investies pour les premiers développements. Pour financer d'autres projets, comme par exemple le déploiement à l'international de la solution, la jeune société envisage d'ouvrir son capital.
- www.diartis.fr
La jeune entreprise de Tassin-la-Demi-Lune table sur l'équilibre dès la fin de l'année et 25.000 abonnés sous quatre a