Basée à Marseille et Gardanne, la société Diamidex, qui compte aujourd’hui 34 salariés, vient de fêter ses dix ans d’existence. Afin d’accélérer son développement, Diamidex, qui a déjà levé plus de 10 millions d’euros depuis sa création, envisage un tour de table de 8 millions d’euros. Ce tour de table pourrait avoir lieu en deux phases, 4 millions d’euros en juin 2025 et 4 millions d’euros supplémentaires en juin 2026.
L’entreprise ne commercialise ses premières solutions d’analyse microbiologique de liquide que depuis un an et demi. Des solutions qui utilisent des technologies de rupture, dont notamment l’intelligence artificielle, afin de fournir des résultats dans des délais bien plus courts que les systèmes traditionnels. Deux jours contre une dizaine pour la détection de la legionella pneumophila, par exemple. Durant le mois de mars, la biotech va lancer à Amsterdam, durant le salon Aquatech, un nouveau produit. Baptisé Mica Highlight total viable count, cette solution va permettre de détecter la flore totale en micro-organismes dans l’eau en 24 heures, soit au moins 48 heures plus rapidement que la méthode standard. Cette solution s’adresse non seulement aux producteurs d’eau potable, mais également aux fabricants de dispositifs médicaux (prothèses mammaires, eau de dialyse) et de produits de soins personnels (sprays nasaux, sérums physiologiques, gouttes pour les yeux…). “Avec ce produit révolutionnaire, nous nous positionnons sur un marché mondial évalué à 3 milliards d’euros en 2030. Non seulement, nous réduisons les délais, mais aussi les coûts. Nous avons notamment choisi de ne pas vendre de consommables. Nos clients payeront simplement un forfait d’utilisation de l’appareil”.
Jusqu’à 500 analyses quotidiennes
En juin 2025, l’entreprise va par ailleurs lancer un second produit destiné à détecter la présence d’Escherichia coli en seulement 6 heures, contre 24 heures avec la méthode traditionnelle. “Nous sommes sur une vraie innovation de rupture. Notre solution peut réaliser jusqu’à 500 analyses par jour. Nous ambitionnons de remplacer la méthode classique d’analyse de l’eau”, confie Sam Dukan, créateur de l’entreprise. Une productivité qui devrait ainsi ouvrir les portes de producteurs d’eau potable et des laboratoires prestataires dédiés à l’analyse de l’eau.
80 % de développement à l’export
Diamidex travaille à 80 % à l’export et enregistre une croissance de chiffre d’affaires de 20 % par an. “Notre ambition est mondiale. Nous visons en priorité l’Europe, mais également le Moyen Orient et la Chine où nous disposons désormais de deux distributeurs”, poursuit Sam Dukan. La biotech, qui commercialise déjà depuis un an et demi trois solutions d’analyse microbiologiques de liquide, compte une douzaine de distributeurs (en Afrique du Sud, Thaïlande, Hollande, Canada…) et des clients comme le Laboratoire central de Dubaï, Vinci Facilities pour l’armée française à Tahiti ou encore Aquaprox, spécialise du traitement des eaux, qui supervise notamment l’utilisation de tours réfrigérantes sur un site industriel classé Sévéso. “Notre solution de détection de la Legionella pneumophila leur permet de devancer les analyses réglementaires et, finalement, d’utiliser moins régulièrement de produits toxiques. Ils n’agissent que quand le risque est là. Cela permet de réduire l’impact environnemental de leur activité et d’éviter des fermetures de sites industriels”, conclut le dirigeant.