«Le seul problème du Finistère, c'est que c'est loin de tout». Combien de fois a-t-on entendu -ou prononcé- cette phrase? Et avec les annonces de cet été, on n'est pas près d'arrêter...
La LGV Rennes-Brest et Rennes Quimper en suspens
Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget, a jeté un pavé dans la mare le 11juillet sur France 2 en avertissant que «le gouvernement n'aura pas d'autre choix que d'abandonner certains projets», à propos des 14 lignes de lignes à grande vitesse (LGV) encore en projet en France. «Il faudra élaguer», a-t-il continué. Des propos qui menacent l'extension de la ligne LGV reliant Brest et Quimper à Rennes, extension qui permettrait de mettre les deux villes à trois heures de Paris. La ligne LeMans-Rennes est, elle, déjà financée, et devrait être livrée d'ici 2017. Les deux villes finistériennes ne seront plus qu'à 3h08 de la capitale, selon les estimations du conseil général. «Nous nous battrons pour gagner ces huit minutes supplémentaires, assure Michaël Quernez, vice-président du conseil général du Finistère. L'impact de ces minutes gagnées sur l'attractivité du département est énorme». D'autant que selon un cabinet de consultant qui a refait le calcul pour le compte d'Investir en Finistère, le gain de temps est surestimé: les travaux sur la liaison Rennes-LeMans ne permettraient d'atteindre que 3h30...
EasyJet quitte Brest
Autre mauvaise nouvelle pour les Brestois, du côté de l'avion cette fois. EasyJet a annoncé la fin de la ligne Brest-Roissy pour fin septembre. «Nous examinons continuellement la performance de nos routes. Après avoir analysé la performance de la ligne, easyJet a pris la décision de fermer la liaison, les conditions économiques ne lui permettant malheureusement pas d'être rentable et de redéployer ses capacités à Paris Charles de Gaulle, pour développer les fréquences entre Paris et Madrid. EasyJet tient à s'excuser pour la gêne que pourrait occasionner ce changement pour ses passagers,» a fait savoir la compagnie low-cost via son service de presse. André Jourte, vice-président de la CCI de Brest en charge de l'aéroport se fait une raison: «On aurait préféré qu'il reste, mais que voulez-vous? Les Brestois ont leurs habitudes à Orly plutôt qu'à Roissy. C'est comme ça.» L'élu préfère se concentrer sur le positif: «On va gagner deux vols Paris-Orly avec Air France - Brit Air. On passe de six vols par jour à huit. C'est pas mal.» La recherche d'un autre low-cost pour reprendre la ligne n'est donc pas à l'ordre du jour. Même si pour le passager, un Brest-Paris par Air France ou par un low-cost, ce n'est pas tout à fait le même prix.
TRANSPORT Deux mauvaises nouvelles sont tombées cet été: l'arrêt de la ligne EasyJet Paris-Brest et la remise en cause des projets de LGV par le ministre du budget.