La société Deschamps existe depuis 1956. Elle fabriquait jusqu'à la fin des années 1980 un modèle de dériveur, Le Ponant. Depuis elle s'est scindée en deux entreprises. L'une d'elle, Mâts Deschamps, a bâti sa renommée sur la fabrication de fûts de mâts en SVR (stratifié verre-résine). «Nous sommes les seuls en France à utiliser cette technique qui garantit une régularité parfaite», explique Didier Blanchon, qui a repris l'entreprise en 1999. Revers de la médaille, «nous nous dirigions petit à petit vers une saturation inéluctable du marché».
Une gamme de produits élargie
Didier Blanchon travaille donc depuis quelques mois à l'élargissement de la gamme de produits. Il y a 2 ans déjà, la société s'est dotée d'un atelier d'impression numérique et de fabrication de pavillons. Mais la grande révolution interviendra dans les mois qui viennent. «Des investissements ont été consentis en R & D pour mettre au point de nouveaux produits à partir de notre savoir-faire et en tenant compte des nouvelles tendances du marché», confie Didier Blanchon. Ainsi, la société Deschamps devrait commercialiser à partir du 2e trimestre 2009 des poteaux d'éoliennes. «Bien sûr ces poteaux seront de taille modeste et ont vocation à être installés chez des particuliers ou sur de petites structures agricoles», précise-t-il. Au même moment, elle investira aussi le marché des réverbères, jugé «très important, puisqu'il existe aujourd'hui 100.000 réverbères pour un mât porte-drapeau» estime Didier Blanchon.
Cap à l'international
Cette diversification va permettre à l'entreprise de poursuivre son essor. Un développement entamé il y a déjà quelques années avec la création de deux implantations à l'étranger, en Caroline du Nord (2003) et à Shanghai (2006). «Nous sommes leader mondial sur le marché des mâts porte pavillon en fibre de verre et réalisons 40% de notre CA à l'export». C'est donc pour se rapprocher de sa clientèle et limiter les coûts de transports que Didier Blanchon a installé ces deux usines à l'étranger qui rayonnent sur leur zone géographique. L'implantation chinoise lui a d'ailleurs permis de figurer parmi les partenaires officiels des derniers Jeux olympiques.
Depuis que Didier Blanchon a repris la société raphaëloise Deschamps en 1999, il a triplé le chiffre d'affaires. À l'origine de cette croissance: l'augmentation des exportations et la création d'une nouvelle gamme de produits.