Le courtier en assurance SereniTrip propose des solutions alternatives aux assurances des loueurs de véhicules. Le client a notamment la possibilité d’opter pour un contrat plus complet que celui des licences de location : certains contrats d’assurance "ne couvrent que les tiers et non les conducteurs, par exemple", selon Alice Champenois. Elle est la cofondatrice et codirigeante de la start-up basée à Laval avec Alexandre Houizot. Leur offre peut aussi proposer le rachat de la franchise du loueur, que l’automobiliste n’aura donc pas à régler en cas de problème.
L’axe de communication de SereniTrip : mettre en garde contre des prix trop attractifs ou des contrats opaques qui, en cas de besoin, conduisent à facturer des frais supplémentaires.
Depuis 2022, et après le coup d’arrêt dû au covid, la solution "cartonne". L’entreprise, qui ne dévoile pas son chiffre d’affaires, dit enregistrer "chaque année une croissance à deux chiffres". Les deux dirigeants sont épaulés par cinq salariés.
Une offre franco-française… pour l’instant
L’offre est 100 % digitale. Créée en juin 2019, l’entreprise revendique "des dizaines de milliers de clients, certains qui n’ont souscrit qu’une fois ; d’autres ont une formule à l’année, ce qui implique un nombre illimité de locations couvertes à l’année", indique Alice Champenois. Dans ce cas de figure, il s’agit d’habitants de Paris ou de grandes métropoles qui ne sont pas propriétaires de voitures et qui en louent pour sortir des grandes aires urbaines.
Pour des raisons juridiques, les clients sont originaires de France métropolitaine et des Dom. Mais les contrats de location peuvent être signés à l'étranger. Et là, "la responsabilité civile n'est pas forcément obligatoire"... Les particuliers sont l’unique cible de marché, en B to C. "Si nous avions un développement à faire, ce ne serait pas vers les professionnels mais par une ouverture à l’international. Nous avons beaucoup de demandes en Belgique et en Suisse, des pays francophones où les internautes constatent qu’une autre offre existe, grâce à notre bon travail de référencement", explique la dirigeante. La réflexion d’étendre l’offre à d’autres États membres de l’UE est en cours, confie Alice Champenois. Cependant, "cela ne se fera pas avant 2026". Et il y a déjà "beaucoup à faire en France".
Une possibilité de choix méconnue
Car en France, "peu de gens savent qu’ils peuvent refuser l’assurance du loueur" poursuit l’initiatrice du projet. Le fait est : si des courtiers en assurances pour les locations existent dans les pays anglo-saxons (Royaume-Uni, Australie…), ils sont très rares dans l’Hexagone. "Avec SereniTrip, nous sommes même les seuls en France à proposer une formule à l’année" souligne Alice Champenois.
SereniTrip récupère souvent des clients qui ont connu des déconvenues après une location ou qui ont été déçus de la couverture sur les achats et dépenses réalisés avec leur carte bancaire.
"Il n’y a que deux cas de figure que nous ne couvrons pas : l’intérieur des véhicules, pour de la dégradation par exemple ; et les mauvais fonctionnements du véhicule liés à une mauvaise utilisation (NDLR : du frein à main, de l’embrayage, etc.). Notre but est d’être clair dès le début en l’annonçant d’emblée. Mieux vaut perdre un client que de créer de l’incompréhension", insiste Alice Champenois.
Le plus difficile avant de se lancer : trouver son propre assureur
Les plus durs à convaincre au départ n’étaient d’ailleurs pas les utilisateurs, mais les assureurs prêts à s’engager, pour constituer son offre alternative à celle des loueurs. "Sans assurance derrière notre projet, nous n’avions rien à présenter. Et comme il n’existait pas d’équivalent en France, il a fallu prendre notre bâton de pèlerin pour convaincre. C’est AIG qui a validé notre dossier, et qui semble convaincu aujourd’hui des résultats obtenus", précise la cheffe d’entreprise.