Depuis bientôt un an, Denis Quiers, associé de la société Flash-attitude.com, est adhérent au réseau Face Grand Toulouse. Ne voulant pas se contenter de payer une cotisation, il a souhaité devenir parrain d'un jeune en recherche d'emploi.
Comment avez-vous connu le réseau Face Grand Toulouse?
À Toulouse, pour faire du business, il faut adhérer à des réseaux. Pour une entreprise comme Flash-attitude.com, agence web spécialisée dans la gestion de contenus, être membre de La Mêlée est une évidence. Quant au réseau Face Grand Toulouse, j'ai appris son existence quand j'étais responsable de l'agence Spie Communications Midi-Pyrénées Limousin. Un de nos commerciaux est le fils de l'ancien président de Face Grand Toulouse.
À quel type de manifestations du club avez-vous d'abord participé?
J'ai assisté à une formation intitulée «Comprendre l'entreprise pour mieux s'y impliquer». Pendant quatre jours, des chefs d'entreprise viennent échanger avec des personnes en recherche d'emploi. Il s'agit de travailler avec elles sur le savoir-être et de les aider à mieux appréhender les «codes» de l'entreprise. Nous leur rappelons que c'est à elles de s'adapter à l'entreprise et non l'inverse. J'ai rencontré des personnes très différentes, qui ne trouvent pas d'emploi à cause de leur âge, de leur couleur, etc. Ce qui m'a plu, c'est le discours franc de chacun et la critique qui m'a semblé constructive.
Pourquoi avoir voulu devenir parrain d'une personne en recherche d'emploi?
Je souhaitais donner de mon temps aux autres, c'est ce qui m'a poussé à me lancer dans le parrainage. Face Grand Toulouse m'a présenté un jeune algérien, bardé de diplômes. Malgré son doctorat en informatique appliqué à la finance, il a enchaîné plusieurs petits boulots- dans son secteur ou pas- sans trouver un poste fixe. Travaillant tous les deux dans le secteur informatique, le contact s'est tout de suite établi. Après avoir remodelé ensemble son CV et mis en avant ses expériences professionnelles, nous avons fait des simulations d'entretien. Il cherchait tous azimuts, nous avons alors défini un poste qui pourrait lui convenir: chef de projet dans une SSII. Chaque semaine, il a ciblé deux ou trois annonces, il a décroché des entretiens mais sans succès. Nous avons évoqué la création d'une entreprise. Le statut d'auto-entrepreneur nous a semblé être une bonne solution. Il vient de lancer sa société avec une offre des prestations ponctuelles (dépannage, par exemple), maintenance informatique et conseil (audit d'un réseau, par exemple).