Deborah lingerie : Une collection en propre depuis le début 2010
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Deborah lingerie : Une collection en propre depuis le début 2010

Depuis trois ans, la société Deborah Lingerie a développé un réseau de 150vendeuses en VDI qui couvre l'ensemble de l'Hexagone. L'entreprise a lancé en 2010 sa propre collection de lingerie.

Deborah Lingerie repose sur un concept original. «Quand j'ai créé la société, en juin2007, je suis parti sur l'idée de commercialiser des sous-vêtements haut de gamme. Nous distribuons ainsi, par le biais de la vente directe, les invendus des collections des saisons précédentes de grandes marques. Chaque pièce est griffée et ces produits qui sont vendus en moyenne 100 à 150 € la parure peuvent être achetés 70 à 80 € par le biais de nos vendeuses. Nous sommes sur un créneau similaire à celui des ventes privées sur internet», souligne Ludovic Eymond, P-dg et créateur de l'entreprise. «J'étais directeur commercial Europe d'une grande marque de lingerie et j'ai décidé de monter ma propre entreprise il y a quatre ans». Ainsi est née Déborah Lingerie. Depuis le début 2010, la marque commercialise également des produits qu'elle conçoit. «Nous travaillons avec des stylistes free-lance, les matières premières viennent d'Europe et nous faisons fabriquer en Afrique du Nord sous la marque Deborah. Cela va nous permettre d'être plus autonomes, mais nous souhaitons équilibrer notre offre à 70% de grandes marques et 30% de Deborah ».




150 vendeuses dans l'Hexagone

«À la différence de la vente sur internet, nous apportons aux clientes un vrai service: du conseil, des essayages dans de bonnes conditions...» En trois ans, Deborah Lingerie a développé un réseau de 150 vendeuses. «Nous sommes très sélectifs, car il s'agit de vendre des produits haut de gamme et il faut des aptitudes pour animer une réunion et vendre. C'est un vrai métier et c'est un vrai investissement. Nous avons constitué un noyau dur de vendeuses, mais c'est également un métier où il y a un très fort turn-over». S'il lui faut en permanence recruter de nouvelles personnes, Ludovic Eymond avoue recevoir jusqu'à douze demandes par jour. «80% des vendeuses travaillent en complément, toutefois, pour atteindre le niveau d'un Smic, il faut arriver à organiser huit réunions par mois, ce qui nécessite un véritable travail d'organisation. Souvent, cela marche plus facilement dans de petites villes où l'on ne trouve pas de boutiques vendant toutes les marques et où il faut se déplacer davantage».

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