DCNS : « L'année a été marquée par le contrat avec le Brésil »
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DCNS : « L'année a été marquée par le contrat avec le Brésil »

Pas d'effet de la crise sur DCNS en 2010. Grâce au cycle long, propre au secteur de la Défense, le groupe français devrait être en légère croissance à la fin de l'année. Entretien avec Christian Laurent, directeur de DCNS Brest.



Comment qualifier l'année 2010 pour vous et votre marché?

L'année n'est pas encore terminée, mais on peut déjà déterminer une tendance. Conformément à notre volonté de progresser, DCNS (NDLR. CA 2009: 2,4Md?; effectif: 13.0000 collaborateurs dont 2.800 à 3.000 personnes sur le site de Brest) fera mieux qu'en 2009. En 2010, le marché des navires militaires est resté assez intense. Nous avons des prospects. Nous n'avons donc pas subi la crise. Notamment parce que les États font face à une problématique générale de sécurité des océans.


Quels événements marquants pour DCNS en 2010?

Il y a bien sûr le contrat décroché auprès de la Marine brésilienne. Il concerne quatre lots, dont deux intéressent plus particulièrement Brest avec la construction, à la fois d'un site industriel, d'une base navale et d'ateliers de maintenance. Trente personnes à Brest sont déjà mobilisées. Il y a aussi eu la mise à l'eau de la 1re frégate Fremm à Lorient et l'incubateur des énergies marines renouvelables à Brest, dont l'inauguration devrait avoir lieu d'ici la fin de l'année.


Quels sont vos projets pour 2011?

Certes l'incubateur. Mais nous avons aussi surtout les chantiers de grand carénage et de modernisation des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), qui prendront dix ans. Il s'agit de les équiper pour recevoir les nouveaux missiles stratégiques. tout en assurant leur grand entretien. D'ici à dix ans, le groupe vise une croissance de 50 à 100%. L'un des axes, pour Brest, c'est, en plus de la maintenance des navires, la forte demande en conception, réalisation exploitation et maintenance d'infrastructures militaires comme les bases navales.

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