Cristal Union investit 150 millions pour rendre l’un de ses sites autonomes en énergie.
Sur son site d’Arcis-sur-Aube, le producteur de sucre, d’alcool et de bioéthanol aubois Cristal Union envisage de devenir autonome en énergie à horizon 2030, en brûlant des pulpes de betterave. Après être passées dans le sécheur, les pulpes seront brûlées dans une chaudière biomasse, permettant de générer de la vapeur et de l’électricité. La mise en place du dispositif représentera un investissement de près de 150 millions d’euros pour le groupe. À terme, l’installation pourrait être duplicable sur les autres sites de Cristal Union. Fort d’un chiffre d’affaires de 2,8 milliards d’euros, en progression de 20 % par rapport à l’exercice précédent et d’un résultat net de 307 millions d’euros en progression de 70 % comparé à 2022, Cristal Union met désormais le cap vers 2050. Avec un objectif affiché : atteindre la neutralité carbone dans ses treize sites de production, situés dans le Grand Est, en Centre-Val-de-Loire, en Normandie et dans les Hauts-de-France. Pour décarboner sa production de sucre, d’alcool et de bioéthanol, l’aubois Cristal Union investit ainsi 70 à 100 millions d’euros par an depuis 2010.
Microsoft veut implanter un centre de données dans le Haut-Rhin pour 2 milliards d’euros
Lors du sommet Choose France, le président de Microsoft, Brad Smith, a annoncé vouloir dépenser 4 milliards d’euros pour construire en France “une infrastructure d’intelligence artificielle, de data center et de cloud qui fera office de leader mondial.” Un investissement massif de Microsoft, qui servira pour plus deux milliards d’euros à la construction d’un centre de donnés nouvelle génération à Petit-Landau appelé à devenir opérationnel dans quatre ans. Cette implantation sur un terrain de 37 hectares, appartenant aux Ports de Mulhouse-Rhin, devrait générer à terme la création d’environ 200 emplois et mobiliser un millier de personnes durant sa construction. Le reste du montant de l’investissement annoncé par Microsoft en France servira aussi à l’extension des sites existants en région parisienne et à Marseille, à l’accélération de 2 500 start-up françaises et à la formation d’un million de personnes (demandeurs d’emploi, étudiants, PME et publics professionnels) à l’intelligence artificielle d’ici fin 2027.
Verso Energy projette un milliard d’euros d’investissement pour installer une usine de carburant durable dans les Vosges
La start-up industrielle parisienne Verso Energy a levé le voile sur un projet de production de SAF pour Sustainable Aviation Fuel ou carburant durable d’aviation, qui doit s’implanter sur l’Ecoparc de Chavelot, à proximité d’Épinal, dans les Vosges. L’acquisition de 21,5 hectares auprès de la SEBL Grand Est, l’aménageur de la zone d’activité, pour 8,6 millions d’euros HT, a été acté, mais plusieurs études de faisabilité restent à boucler. Exploitant le procédé dit "Methanol-to-Jet", la mise en route de l’usine représente un investissement projeté d’un milliard d’euros. À plein régime, la capacité de production du site vosgien devrait être comprise entre "80 000 et 150 000 tonnes de SAF", estime Antoine Huard, le directeur général de Verso Energy. Le dirigeant table sur une mise en service en 2029, à la veille de l’entrée en vigueur de la législation européenne imposant les règles d’utilisation des carburants durables d’aviation, seule piste technologiquement accessible pour décarboner le transport aérien.
Soprema se renforce partout dans le monde pour un milliard d’euros
Positionné sur la protection, l’efficience énergétique et la gestion du bâtiment, le groupe strasbourgeois Soprema (CA 2023 : 4,84 Md€ ; 11 235 collaborateurs dans le monde) mène actuellement un programme d’investissement d’un milliard d’euros à l’échelle du monde. À proximité de Mulhouse, le groupe a lancé les travaux de construction d’une nouvelle usine, pour 50 millions d’euros. À Nîmes le groupe va démarrer la production d’une usine d’isolants destinée à favoriser le maillage du territoire français, tout en servant également les marchés espagnols et italiens à proximité. Plus loin, tant en Europe qu’en Amérique du Nord, Soprema renforce aussi ses capacités.
Prêt-à-Partir prévoit près de 20 millions d’euros pour électrifier sa flotte de véhicules
Opérant dans des activités d’organisations de voyages et de transport par autocars, le groupe lorrain Prêt-à-Partir (1 500 collaborateurs ; 80 agences de voyages) amorce le passage de sa flotte à l’électrique. Pour porter cette transition, l’entreprise produit sa propre électricité. D’ici deux ans, le groupe espère détenir une puissance installée cumulée de 20 MW. Pour cela, Prêt-à-Partir projette de couvrir ses parkings et ses dépôts de panneaux solaires, partout où leur installation sera possible. Ces installations devraient permettre de produire l’équivalent de la consommation des véhicules de Prêt-à-Partir, à ce jour. Un investissement de l’ordre des 20 millions d’euros, en une fois. En comparaison, l’entreprise dépense 12 millions d’euros chaque année en gasoil. Pour transformer sa flotte, Prêt-à-Partir adoptera ensuite deux stratégies : l’achat de véhicules et le rétrofitting. Un deuxième poste de dépense pour l’entreprise lorraine, qui estime le coût d’un rétrofitting à 200 000 €.
Une nouvelle friteuse pour McCain dans la Marne
25 millions d’euros vont être investis par le groupe canadien McCain sur son site marnais de Matougues, qui compte 225 salariés. Annoncé devant le président de la République Emmanuel Macron, l’investissement doit permettre de remplacer la friteuse de l’usine, l’ancienne étant vieillissante. Installée à horizon 2028, la nouvelle friteuse devrait à la fois être plus performante et dépenser moins d’énergie. La nouvelle ligne s’accompagne de la création de 5 emplois. En plus de ce remplacement, le site bénéficiera d’une nouvelle technique d’enrobage, pour améliorer la qualité du produit, en particulier sur son aspect croustillant, et introduire, le cas échéant, des épices. Pour réaliser des économies d’énergie, le site devrait également s’équiper d’une chaudière biomasse à bois notamment. Au total, McCain a annoncé un investissement global de 350 millions d’euros pour ses trois sites de l’Hexagone, avec un objectif global d’augmentation de la production de 25 %.
Saint-Gobain PAM souhaite se doter d’un nouveau four à 20 millions d’euros
Après Thor, Vulcain. En 2022, Saint-Gobain PAM (4 500 salariés, 1,1 Md€ de CA) a investi 11 millions d’euros pour installer le four électrique Thor dans son usine de Pont-à-Mousson en Meurthe-et-Moselle et lancer la première étape de sa décarbonation. Le fabricant de canalisations en fonte ductile lorrain poursuit sa lancée en posant la première pierre d’un second projet, dans son usine de Foug, également dans le département. Baptisé Vulcain, il vise à remplacer deux cubilots par deux fours électriques à induction, de 30 tonnes et de 18 MW de puissance chacun. Un investissement de 20 millions d’euros. Les deux fours devraient être opérationnels en 2025. Vulcain devrait permettre au site de réduire de 62 % ses émissions de CO2 et de 80 % ses consommations d’eau. Il portera à 90 % la baisse des prélèvements pour l’ensemble des usines de Saint-Gobain PAM en France, par rapport aux chiffres de 2015. Après Vulcain, la troisième étape de la décarbonation du groupe concernera le remplacement des hauts-fourneaux de son site de Pont-à-Mousson.
Schmidt Group s’engage dans un programme d’investissement de 150 millions d’euros sur trois ans
Le groupe alsacien d’ameublement Schmidt Group (CA : 668 M€) continue à investir avec un programme de 150 millions d’euros sur trois ans. L’objectif est double : le groupe veut accroître ses parts de marché dans le secteur de l’aménagement de la maison et accélérer sa stratégie RSE, tout en poursuivant sa politique d’investissement. Dans le détail, 80 millions d’euros concernent la nouvelle usine U3B de 18 000 m² à Sélestat dans le Bas-Rhin dédiée à l’activité aménagement de la maison. En cours de construction, sa mise en production se fera progressivement à partir du premier trimestre 2025. Objectif : doubler sa capacité sur ce marché qui représente pour l’heure 10 % du chiffre d’affaires du groupe. Son ambition étant de le porter à 20 % d’ici à 2030. Outre cet investissement productif, 10 millions d’euros sont consacrés à l’aménagement des espaces de travail en co-construction avec les équipes pour créer "des espaces de bureaux inspirants" d’ici 2025-2026 en son siège à Lièpvre (Haut-Rhin).
O-I Glass prévoit 95 millions d’euros d’investissement pour décarboner et moderniser ses sites
Deux cent dix millions d’euros en cinq ans, dont 95 millions d’euros en 2023-2024. Le verrier américain O-I Glass (24 000 salariés ; CA : 6,9 Md de dollars) multiplie les investissements dans ses deux sites du Grand Est, à Gironcourt-sur-Vraine dans les Vosges et à Reims. Avec un double objectif : moderniser l’outil de production et poursuivre la décarbonation des deux usines. Une première tranche de 40 millions d’euros a été engagée sur le site O-I Glass de Reims, majoritairement pour rénover le four ainsi que l’une des lignes de production. Une deuxième tranche de 55 millions d’euros devrait être investie à Gironcourt-sur-Vraine, dans les Vosges, pour reconstruire l’un des trois fours et moderniser une ligne, pour optimiser et diversifier la production. Le nouveau four de l’usine de Gironcourt-sur-Vraine sera équipé de la technologie GOAT (Gas Oxy Advanced Technology), qui utilise un mélange de gaz et d’oxygène pour chauffer. L’équipement nécessite à l’usine d’installer une centrale de fabrication d’oxygène en son sein.
NGE Concessions, Transdev et la Banque des Territoires remettent en état la ligne ferroviaire Nancy-Contrexéville
Fermée en 2016, la ligne ferroviaire Nancy-Contrexéville a été concédée au groupement d’entreprises composé de NGE Concessions, Transdev et la Banque des Territoires pour assurer un total de 30 allers-retours quotidien sur la ligne, longue de 75 kilomètres. Le budget du chantier, qui devrait durer trois ans et demi, devrait dépasser les 150 millions d’euros. En plus de la remise en état des lignes, ce chiffre prévoit aussi la création d’un pôle ferroviaire à Mirecourt, une petite commune de Meurthe-et-Moselle, ce pôle permettant d’assurer la maintenance des trains et l’exploitation de la ligne, pour environ 5 % de l’investissement total. Au plus fort des travaux, 300 personnes seront mobilisées par les filiales du groupe NGE impliquées. Au sein du concessionnaire, dont le capital sera porté par NGE Concessions à 50 %, Transdev à 20 % et la Banque des Territoires, filiale du groupe Caisse des Dépôts pour 30 %, la société d’exploitation sera portée à 75 % Transdev Rail et 25 % NGE Exploitation, et devra embaucher un total de 65 personnes, dont 23 conducteurs de trains.
St Hubert engage un plan d’investissement de 50 millions d’euros dans son usine de Ludres
Le leader français de la margarine, la société St Hubert (CA : 116 M€ ; 220 salariés), propriété du chinois Fosun, va investir un total de 50 millions d’euros sur 7 ans dans son usine de Ludres, en périphérie de Nancy, dont trois millions d’euros directement fléchés pour décarboner la production des iconiques boîtes de St Hubert 41, de St Hubert Oméga 3 et de l’ensemble des dérivés imaginés par l’industriel. L’objectif est d’abaisser de 63 % les émissions du site, soit une réduction de 1 106 tonnes équivalent CO2 des émissions de l’usine, tout en augmentant les capacités de production de l’usine. Le plan d’investissement prévoit le passage à une énergie 100 % électrique, l’installation d’équipements pour récupérer la chaleur fatale, le remplacement des ampoules de l’usine par des LED, ou encore le remplacement des 1 500 m2 de bureaux installés à proximité de l’usine, utilisés par une quarantaine de collaborateurs. Une attention particulière sera également portée à la gestion de l’eau.
47 millions d’euros investis par le groupe Mars sur son site de Haguenau
Le site alsacien du groupe Mars, installé à Haguenau dans le Bas-Rhin, capable de produire 72 000 tonnes de M & M’S par an et comptant 750 collaborateurs, va injecter un total de 47 millions d’euros dans deux chantiers stratégiques. Premier axe majeur de travail, le rapatriement d’une ligne de torréfaction de cacahuètes d’une capacité de 4,5 tonnes par heure, grillées jusqu’à présent aux Pays Bas. Un bâtiment de 4 000 m² devrait être opérationnel d’ici deux ans, le chantier est en cours de terrassement. Cette hausse des capacités de production, qui permettra aussi d’approvisionner le site de Steinbourg, situé à une quarantaine de kilomètres, devrait générer une quinzaine d’emplois. Deuxièmement, l’investissement devra également permettre d’accélérer la RSE. En modernisant le système de refroidissement du site, l’entreprise s’est donné pour objectif de réduire de la consommation électrique de 16 % et de 33 % de la consommation d’eau. Des réflexions sont en cours sur les emballages, afin de recourir au monoplastique dont une partie serait recyclée.
Innoplate et ses coactionnaires veulent investir près de 100 millions d’euros dans un site de production de plaques bipolaires
À Haguenau, dans le Bas Rhin, Innoplate a inauguré un tout nouveau site de production de plaques bipolaires. Implantée dans les locaux de Schaeffler (16,3 Md€ de CA en 2023 ; 83 000 salariés dans le monde dont 1 400 sur le site alsacien), la joint-venture franco-allemande créée en juin 2022 à parts égales par l’équipementier de Herzogenaurach (Bavière, Allemagne) et le fabricant de piles à combustible Symbio (Rhône) doit produire à horizon 2030 l’équivalent de 50 millions de plaques bipolaires. Schaeffler et Symbio, les coactionnaires d’Innoplate, devraient injecter "un montant de l’ordre de 100 millions d’euros" dans le site jusqu’à ce qu’il atteigne sa pleine capacité en 2030. L’État soutient le projet au travers du dispositif France 2030, à hauteur de 20 millions d’euros selon certaines sources, et la Région Grand Est jusqu’à un plafond de 4,5 millions d’euros sous forme de subventions et selon un calendrier progressif. “À horizon 2030, Innoplate devrait employer 120 collaborateurs sur son site alsacien”, estime Alain Haag, codirecteur d’Innoplate.