Comment s’est déroulée l’année 2014 pour la caisse du Crédit Agricole des Côtes-d’Armor ?
« Globalement, 2014 est une année satisfaisante. Nous avons enregistré une progression de la collecte de 2,1 % ce qui porte nos encours désormais au-delà de 10 milliards d’euros. C’est un signe encourageant car les gens investissent dans l’épargne à long terme, notamment les assurances-vie. Toutefois, cela traduit aussi une certaine prudence dans l’avenir. »
Et du côté des crédits ?
« Nous sommes en recul de 4,7 % à 1,1 milliard d’euros. Par rapport à 2013, la baisse n’est que de 50 millions d’euros, essentiellement portée par la chute des crédits à l’habitat qui ont décroché sur les neuf premiers mois de l’année. On le voit bien, il n’y a plus de chantiers et les transactions commencent à peine à redémarrer. Les crédits au monde agricole ont bien fonctionné avec une hausse de 3,2 %. Nous avons notamment accompagné beaucoup de projets de cogénération ou de méthanisation à la ferme. Enfin, le marché des entreprises est relativement stable. »
Vous restez confiant pour l’année 2015 ?
« Oui car la fin de l’année 2014, et tout le monde en convient, a marqué un début de frémissement. Des projets d’investissements immobiliers sont en cours. La consommation repart doucement. Ce qui m’inquiète davantage c’est la situation des collectivités locales qui naviguent à vue. Il ne faudrait pas que des années creuses de commandes publiques s’enchaînent notamment pour le secteur du BTP. »
Au niveau social, où en est la caisse ?
« Nous comptons actuellement 1.150 salariés dont 1.050 en CDI. C’est un solde net d’une vingtaine d’emplois créée sur une année. Je regrette toutefois que nous ayons beaucoup de mal à recruter des profils qualifiés. Nous allons être obligés d’organiser notre prochain job-dating, non pas à Saint-Brieuc, mais à Rennes. »
Vous avez notamment renforcé votre expertise dans le secteur des assurances ?
« La coopération bretonne des quatre caisses fait de nous un pôle d’expertise en matière d’assurances, notamment le traitement de sinistres. En 2014, nous avons mis ces compétences au service des caisses Anjou-Maine et Atlantique-Vendée. »