«Nous savons ce que nous voulons faire. Nous voulons créer une structure métropolitaine pour partager nos ambitions et nos convictions avec les 130 communes du territoire et les près de 3.000 élus intercommunaux», lançait Alain Cottalorda, président de la communauté d'agglomération Porte de l'Isère (Capi), lors de la conférence des maires de la coopération métropolitaine qui se déroulait à Vienne fin juin. Autant de détermination sera scellée à la fin de l'année par la définition d'un statut pour cette structure intercommunale, celui d'un syndicat mixte de troisième niveau dit "pôle métropolitain" et surnommé G4. Les artisans de ce projet, Gérard Collomb, président du Grand Lyon, Maurice Vincent, président de Saint-Étienne Métropole, Alain Cottalorda et Christian Trouiller, président de la communauté d'agglomération du pays viennois, ont rappelé que cette nouvelle étape est le résultat de dix-huit mois de travail sur des thématiques concrètes.
Les transports
La métropolisation concerne ici près de deux millions d'habitants, un million d'emplois et 120.000 étudiants. Il ne s'agit pas de rajouter une couche d'intercommunalité, mais de jouer la complémentarité. L'économie, la culture, les transports et l'aménagement sont au coeur des préoccupations des élus. Résoudre les problèmes, gagner en efficacité: les dossiers chauds sont déjà ouverts. À commencer par la connexion des réseaux de transports et le travail sur les cadencements régionaux «pour créer des systèmes de transports intelligents», comme l'annonce Gérard Collomb, en soulignant l'intérêt de la démarche Urbagare pour le développement de l'intermodalité et de l'urbanisation autour des gares.
Promotion concertée
Sur le plan économique la coopération a déjà débuté par l'identification de seize zones d'activités et leur promotion collective au travers de leur vocation (logistique, bio...). Le volet culturel n'a pas attendu pour entrer en "résonance", porté par des grands événements comme le festival Jazz à Vienne ou la biennale d'art contemporain de Lyon, qui trouvent un écho dans les autres agglomérations. Le territoire se veut aussi porteur d'une meilleure coopération universitaire et entre les pôles de compétitivité.
Ouverture
Enfin, l'environnement n'est pas en reste, les collectivités travaillant déjà sur les problématiques d'assainissement ou de maillage des "voies vertes" qui bouclent les différentes agglomérations. Une chargée de mission, hébergée par la région urbaine de Lyon, a déjà été recrutée pour assurer la coordination de ces initiatives. «Le budget cumulé des quatre agglomérations est supérieur à ceux de nos départements», insiste Alain Cottalorda qui pointe la force de frappe financière du dispositif. Basé sur la participation volontaire des communautés, le pôle métropolitain compte sur un effet d'entraînement pour attirer de nouvelles candidatures.
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Intercommunalité. Les communautés d'agglomération de Lyon, Vienne, Saint-Étienne et des Portes de l'Isère concrétisent la métropolisation d'ici à 2012.