Construction bois : « Un frémissement de reprise »
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Construction bois : « Un frémissement de reprise »

Bâtiment Les professionnels de la construction bois viennent de se réunir à Angers. Malgré la conjoncture difficile, la filière affiche son dynamisme.

Enveloppé de bois, le centre formation angevin des Compagnons du Devoir va recevoir, en novembre, à l'occasion du salon Batimat, le premier prix national de la construction bois, dans la catégorie réhabilitations. Quatre millions d'euros ont été investis dans la rénovation de ce bâtiment des années 70, de 2.500m² et 100 mètres de long. L'entreprise ACB (Angevine de construction bois) d'Etriché et le bureau d'études thermiques AB ingénieries, de Saint-Barthélémy-d'Anjou, sont intervenus sur ce projet imaginé par le cabinet d'architecture parisien SNAP. Autre vitrine de la construction bois en Anjou : la nouvelle usine de fabrication de menuiseries industrielles Bouvet, de 51.000m², à la Membrolle-sur-Longuenée.




Plus de 12 % de parts de marché

Deux exemples parmi d'autres pour une filière qui cherche à « multiplier et faire connaître ses chantiers de référence ». Plusieurs d'entre eux ont été mis en avant lors de la 10e édition des États généraux du bois dans la construction, qui se sont déroulés le mois dernier, à Angers. L'occasion pour 360 professionnels de réfléchir à l'avenir de leur filière, qui comptait, en 2011, 2.466 entreprises et 31.940 emplois, sur un marché qui a généré 2milliards d'euros de chiffre d'affaires. Dans le grand Ouest, la part de marché de la maison en bois est estimée à plus de 12 %. « Nous avons connu un tassement de l'activité, d'abord en maison individuelle, de l'ordre de 8 à 10 %, constate André Lefèvre, président des états généraux et dirigeant de Cruard Charpente (53). Nous sentons un frémissement de reprise, même si c'est fragile et que tout le monde reste prudent. Dans le logement collectif, le tertiaire et le scolaire, la demande reste soutenue. » Dans les années à venir, la filière devra « renforcer son positionnement sur l'ensemble de ses marchés, détaille François Perrault, dirigeant de Perrault frères, s'organiser pour proposer une offre globale, développer l'export, sur le haut de gamme notamment, et faire connaître nos savoir-faire. » Mais déjà, « la filière française n'a plus à rougir! », constate André Lefèvre. Ainsi, en mai dernier, une trentaine de charpentiers et architectes autrichiens, pourtant reconnus pour leur savoir-faire, sont venus dans le grand Ouest pour découvrir plusieurs réalisations. Le mois dernier, à Angers, le Salon Maison Bois et le Salon de l'habitat et de l'immobilier ont été l'occasion pour le grand public de venir à la rencontre de 500 exposants, dont 180 côté bois (70 % basés dans le grand Ouest). Les deux événements ont attiré 24.000 visiteurs.

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