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Concarneau : Michel Kerscaven délégué général de l'IPC
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Michel Kerscaven délégué général du Port de Concarneau Concarneau : Michel Kerscaven délégué général de l'IPC

L'interprofession du Port de Concarneau a nommé Michel Kerscaven au poste de délégué général. Il est en charge du dossier stratégique des travaux portuaires.

Le Journal des Entreprises : Quel est votre parcours ?

Michel Kerscaven : J'ai effectué toute ma carrière comme chef d'entreprise à Concarneau. J'ai été à la tête de Barillec SAS et directeur Ouest Atlantique de Vinci Énergie dont nous étions filiale. J'ai également été co-gérant de la Semcar (société d'exploitation de moyens de carénage).

Quelle est votre mission au poste de délégué général ?

Je suis chargé de piloter et de faire arriver à son terme les projets d'investissements pour le port de Concarneau. Avec la CCI de Quimper - concessionnaire du port - et les chefs d'entreprises concarnois, nous avons dressé quatre chantiers majeurs et nécessaires : la construction d'un nouveau slipway (élévateur de bateaux), l'actuel datant de 1955, la couverture de notre cale sèche, le traitement des eaux, la clôture du site et d'autres travaux annexes. Il s'agit d'investissements vitaux si nous voulons que Concarneau reste compétitif et constant en terme de service.

Le montant global de ces équipements serait de 21 millions d'euros. C'est une somme conséquente, surtout dans le contexte actuel, mais il faut bien comprendre que sans cela, le port accusera un retard technologique et environnemental trop important pour tenir tête aux autres grands ports de la façade Atlantique. Mon rôle est aussi de convaincre les investisseurs, les partenaires publics et nos institutions de tutelle de l'intérêt stratégique du port de Concarneau.

Dans quel contexte s'inscrit votre arrivée ?

Il ne faut pas se raconter d'histoire, le climat économique est tendu, et le restera. Mais les entreprises concarnoises sont performantes, et font que Concarneau est encore un des principaux ports français en terme de construction et de réparation navale. Rendons-nous compte : cela représente plus de 1 000 salariés, 46 entreprises et environ 66 millions d'euros de chiffre d'affaires !

Pour quand sont prévus ces équipements ?

Dans l'idéal, nous voudrions qu'ils soient opérationnels d'ici trois à quatre ans. Mais le chemin est encore long. C'est pour cela que les décisions doivent être prises rapidement. Dans les semaines et mois à venir, je dois rencontrer nos interlocuteurs et investisseurs pour discuter des enveloppes allouées et de l'avancement du projet. Nous irons également visiter d'autres ports équipés pour connaître toutes les possibilités technologiques qui s'offrent à nous.

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