Le terrain est acheté depuis 5 ans mais la nouvelle usine de la conserverie Jean Burel Océane (15 salariés ; 1 M€ de CA) se fait depuis attendre. « J’ai un peu mis la charrue avant les bœufs », concède Jean Burel, le directeur et fondateur de l’entreprise artisanale. Mais le projet doit repartir.
Les plans sont prêts, le permis de construire a été accordé il y a un an et « il ne manque plus que le financement. On dit que les banques prêtent mais ce n’est pas si simple. J’ai été voir des banques, Bpifrance », note le patron, en marge de la journée Econav à Concarneau, co-organisée par la filière Mer du Crédit Agricole. L’occasion de se faire entendre, peut-être.
Une usine de 1.400 m² au lieu de 400 m²
Montant de l’investissement : 1,8 à 2 millions d’euros machines comprises. « On va en profiter pour automatiser », explique Jean Burel. Sur le nouveau terrain de 7.000 m² à la Boissière, à l’entrée de Concarneau, la nouvelle usine s’étendra sur 1.400 m² avec une extension possible de 500 m². « Il y aura aussi une boutique pour nos produits de 150 m² et la possibilité de faire visiter le site au public. On sera beaucoup plus visible. »
Embauches à la clé
Actuellement, l’usine, excentrée sur la route de la Forêt-Fouesnant, compte seulement 400 m². Avec son nouvel outil, Jean Burel envisage, a minima, de doubler sa production et son chiffre d’affaires. C’est aussi une question de développement pour l’entreprise, qui prévoit l’embauche de 5 à 6 personnes. « On a déjà des contrats, notamment à l’export, qu’on ne peut pas assurer pour l’instant car l’usine est trop petite », se désole le dirigeant, qui souhaite développer l’export avec des conserves de crabe par exemple. A 66 ans, il espère pouvoir bouclé ce projet avant trois ans, histoire de passer la main à ses enfants, tous trois déjà dans l’entreprise.