Le 1er juillet, le compte personnel de prévention de la pénibilité sera pleinement appliqué. Alors que l’échéance approche, le Medef, qui combat depuis 3 ans cette mesure, s’interroge sur l’attitude à adopter. Présent à Bordeaux le 29 avril lors de l’AG du Medef Gironde, Alexandre Saubot, vice-président du Medef national en charge du pôle social, a fait part de son désarroi. « La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a transformé une vraie question en problème. La loi qui nous est présentée est inapplicable. Dans ces conditions, faut-il cautionner ou bien recommander aux entreprises de ne rien faire jusqu’en 2017, en espérant que la situation évolue ? Evidemment, cela entrainerait une insécurité juridique pour les entreprises. Mais en laissant faire nous allons créer des régimes spéciaux dans le privé, avec un coût pour les finances publiques que je vous laisse imaginer. Cautionner ou résister : nous ne pourrons échapper à cette question ».
Le vice-président du Medef s’interroge sur la réaction à adopter face à la mise en place du compte pénibilité. Et envisage d’appeler les entrepreneurs à la désobéissance.