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Comment LuxCarta se renforce sur le marché de la cartographie 3D
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Comment LuxCarta se renforce sur le marché de la cartographie 3D

Spécialisée dans la production de données cartographique 3D à partir d'images satellitaires pour le secteur des télécoms, la PME sophipolitaine mène sa barque après avoir levé 2,5 millions d'euros auprès de CM-CIC Investissement et BNP Paribas Développement. Son objectif : doubler de taille dans les cinq ans.

Sur le marché mondial des données géospatiale, estimé en 2012 par EuroConsult à quelque 1,5 milliard de dollars, LuxCarta pose ses pions. En France, Afrique du Sud, Tunisie, Etats-Unis, Singapour, Colombie. « On a l'habitude de commencer la journée à Tokyo et de la terminer à New York » sourit Albéric Maumy, directeur général de la PME sophipolitaine, spécialiste dans le traitement d'imagerie satellitaire et la production de cartographie en 3D. Née en 2013 du rapprochement des sociétés GéoImage et ComputaMaps, elle emploie 150 personnes (une vingtaine en France) pour un chiffre d'affaires (2016) de 10 millions d'euros, dont 90% réalisés à l'international. Une pépite discrète, bien que "leader sur le segment des télécoms", qui entend bien doubler de taille dans les cinq prochaines années. C'est un des objectifs de la levée de fonds de 2,5 millions d'euros conclue en 2016 auprès de CM-CIC Investissement et BNP Paribas Développement.

Des productions géospécifiques

LuxCarta est donc spécialisée dans la production de données cartographiques en 3D de haute précision à partir d'images satellitaires. Celles-ci sont principalement utilisées par les opérateurs de téléphonie mobile pour déployer, entretenir et optimiser leur réseaux d'antennes. « Nos productions sont géospécifiques, c'est-à-dire qu'elles cherchent à coller à la réalité, à l'instant T. Par exemple, un arbre en hiver n'a que peu d'incidence sur le propagation des signaux, alors qu'en été, ce même arbre constitue un réel obstacle », explique son dirigeant. Lequel présente un portefeuille-client bien fourni : des opérateurs Telefonica (Espagne), Claro (Amérique Latine), MTN (Afrique du Sud), Singtel (Asie) aux équipementiers (Huawei, Ericsson...) en passant par les intégrateurs de cartographie de navigation. En France, elle travaille avec Orange et, depuis février, Sigfox. La technologie azuréenne sert également, dans une moindre mesure, les secteurs de la planification urbaine, de l'immobilier, des collectivités publiques ou encore de la défense, plus précisément le segment "Military Simulation and Training".

Croissance externe

« C'est un nouveau marché à fort potentiel que nous avons attaqué l'an dernier avec la signature de premiers contrats auprès d'intégrateurs et d'éditeurs d'outils de simulation », reprend le dirigeant, justifiant d' «une base technologique suffisamment solide pour s'adapter sans grande difficulté à différents besoins ». Ce qui lui permet de diversifier ses cibles et donc d'apporter à LuxCarta de nouveaux relais de croissance. Le militaire est en. La ville numérique aussi. « Elle est dans notre ligne de mire », confirme Albéric Maumy. Qui travaille sur des opérations de croissance externe afin d'acquérir des technologies complémentaires pour mieux s'y déployer. En attendant, les efforts se concentrent sur son pôle R&D, et notamment sur deux sujets : la norme 5G - « plus les fréquences sont élevées, plus les obstacles ont un rôle direct sur la propagation des signaux » - et l'automatisation des processus de production, histoire de gagner en productivité et donc conquérir de nouvelles zones géographiques, comme l'Inde, très concurrentielles.

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