Comment Bordeaux a décroché le congrès mondial ITS?

Comment Bordeaux a décroché le congrès mondial ITS?

Le congrès mondial ITS sur les transports intelligents se tient du 5 au 9 octobre à Bordeaux. Comment la ville a décroché son organisation? André Reix, vice-président du cluster aquitain Topos et co-président du conseil d’administration des congrès mondiaux ITS, raconte.

Tokyo, Detroit, Orlando, Vienne, Stockholm… De très grandes villes ont accueilli le congrès ITS avant Bordeaux. Pour décrocher l’organisation d’un tel événement, une "task force" s’est mobilisée, sous la houlette du cluster aquitain Topos dédié à la navigation et localisation par système de satellites. « Nous étions quelques-uns à participer chaque année à ce congrès et nous nous sommes dit qu’il fallait le faire venir à Bordeaux», se souvient André Reix, vice-président de Topos et co-président du conseil d’administration des congrès mondiaux ITS.

Un grand oral à Bruxelles en 2011

Pour faire la différence avec ses concurrents, Milan et Copenhague, l’équipe emmenée par Topos a mis en valeur les atouts de la ville (label Unesco, grande capacité du Parc des expositions, volonté politique) et le soutien du Ministère de l’Ecologie et de 25 industriels français. «Nous avons évidemment mis de côté les points qui nous desservaient, à savoir la taille de la ville et le manque de liaisons aériennes à l’international», déclare André Reix.

Comme pour l’attribution des Jeux olympiques, un grand oral s’est tenu devant le comité d’organisation en 2011. «Nous sommes montés à douze à Bruxelles, quand les autres équipes étaient trois ou quatre. Et nous avons répété notre présentation à l’hôtel». Parmi la "task force": des représentants de CEB (Congrès et expsotisions de Bordeaux), Bordeaux Convention Bureau, Geoloc System, Topos, le Ministère des Transports, le Conseil régional et la Mairie de Bordeaux. «Nous leur avons présenté une video de soutien d’Alain Juppé, Alain Rousset et Gilles Savary, explique André Reix. Et nous les avons fait réver. Je me souviens notamment que Sylvie Cazes, alors adjointe au maire, a enthousiasmé le jury avec son discours sur l’accueil par la filière viticole».

Un mois plus tard, Bordeaux était désigné ville hôte du congrès ITS 2015. Une joie de courte durée: «Nous avons eu de grandes inquiétudes lors de l’évaluation technique réalisée à Bordeaux. La capacité d’acceuil du Palais du congrès était jugée grandement insuffisante, déclare André Reix. Finalement, les collectivités se sont engagées à construire 20 salles de réunion». Topos, qui portait la candidature de Bordeaux, a profité d’un financement d’un million d’euros apporté par les quatre collectivités locales.