Combat

Combat

Face à la menace de fermeture et de la perte de leurs emplois, aux incertitudes, aux promesses non tenues... Les salariés de Petroplus à Petit-Couronne ont fait preuve de courage et d'abnégation au cours de leur lutte pour la survie de leur usine. Symbole de la désindustrialisation du pays, le sort de Petroplus oblige à s'interroger sur l'avenir d'une filière, d'une usine, des reconversions à envisager mais aussi, sur le manque de vision et d'anticipation des gouvernements et industriels, face au changement. Un combat qui prend tout son sens, face à la détresse d'une filière aux abois, au moment ou les salariés havrais du raffinage manifestent également sur le port duHavre (le 27septembre dernier) pour dénoncer les importations de plus en plus importantes de produits pétroliers raffinés, en France. Quelle que soit l'issue pour les Pétroplus de Petit-Couronne (la décision du tribunal de commerce de Rouen n'étant pas encore connue à l'heure de la rédaction de ces lignes), ils nous auront donné une belle leçon de pugnacité et de volonté. À l'image d'Yvon Scornet, porte-parole emblématique de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC qui déclarait le 26septembre dernier, à l'entrée de l'usine et aux côtés du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, venu assuré les Petroplus de son soutien: «Nous sommes face à des multinationales, des vautours qui ne souhaitent pas notre survie. Mais, nous n'avons jamais baissé les bras. On restera toujours debout».



Sébastien Colle @email

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