Coenmans recyclage : Précieux métaux
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Coenmans recyclage : Précieux métaux

95% des métaux réceptionnés chez Coenmans recyclage ont une seconde vie. La PME se prépare à investir plus de 4M€ pour se moderniser et s'attaquer à des activités nouvelles.

Coenmans Recyclage a tout d'une grande. Cette PME béthunoise, spécialisée dans le recyclage des métaux, traite 50.000T par an. Aujourd'hui, elle ambitionne de passer à la vitesse supérieure et porte deux projets d'envergure.




Trois nouvelles activités

«Nous allons moderniser le site de 3ha sur lequel nous sommes actuellement implantés, le sécuriser et y développer de nouvelles activités. Pour cela, nous projetons d'investir entre 4 et 5millions d'euros», annonce Yves Gille, directeur de l'entreprise. La modernisation du site passera par du relookage et l'acquisition de nouvelles machines. La palette d'activités va être élargie avec la construction d'un bâtiment pour des déchets D3E (électriques et électroniques) ainsi que pour les véhicules hors d'usage. «Nous allons ouvrir un espace de négoce de matériaux d'occasion mais qui ont toujours les mêmes capacités techniques.» L'heure est actuellement à la phase d'analyse d'offres. Les travaux pourraient débuter en juillet pour s'achever dans un an.




Le fluvial a le vent en poupe

Située au coeur du port fluvial, Coenmans Recyclage entend jouer la carte de trimodalité. «La moitié des déchets que nous réceptionnons arrive par voie fluviale. Notre souhait est de poursuivre et de développer le ferroviaire car nous avons la chance de bénéficier d'un embranchement.» Aquelques mètres de là, Coenmans possède un second site de 3ha. Il s'agit d'un bord à canal qu'elle compte bien mettre à profit de l'essor du fluvial. «Nous souhaitons également développer le déchirage (la déconstruction) de péniches. Il y a déjà beaucoup d'épaves ça et là. Avec Seine-Nord, les anciennes péniches seront réformées.»L'heure est à l'étude de faisabilité. Les travaux pourraient débuter début 2011. L'ensemble de ces projets devrait permettre de passer de 20 à 30 salariés.



Ségolène Mahias

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