Président de la Fédération régionale des travaux publics «Nos entreprises vivent essentiellement des commandes de proximité. Or, les pouvoirs publics n'offrent plus aucune visibilité. Les investissements sont en baisse (...) et même quand un budget d'investissement est annoncé, il n'est pas respecté. Nous sommes face à des effets d'annonce et à de la manipulation». Le moins que l'on puisse dire est que les propos tenus en juin dernier par Christian Surget, président de la FRTP (Fédération régionale des travaux publics) ont été remarqués. Sept mois et une polémique plus tard, Christian Surget assume toujours son discours: «Il fallait tirer la sonnette d'alarme. Et force est de reconnaître que mes échanges avec Philippe Madrelle (président du Conseil général, ndlr) ont été fructueux. Il a pris en compte les problèmes des entreprises de travaux publics et sorti des affaires qui soutiennent la filière». Directeur régional de Vinci Construction, Christian Surget se voit plus comme «l'animateur d'une association de PME (les nombreuses filiales de Vinci, ndlr)» que comme le patron d'un grand groupe. «Je n'oublie pas le local dans le global, précise-t-il. Gros, moyens et petits doivent vivre en harmonie et non se battre les uns contre les autres». Une mentalité qui a permis à ce tout juste soixantenaire convivial d'être élu à la tête de la FRTP il y a 2 ans. Le secteur, qui pèse plus de 3Md€ en Aquitaine, avec plus de 17.000 salariés, peut compter sur la force de caractère de Christian Surget pour défendre ses intérêts: «Il ne faut pas nous endormir sur nos lauriers. 2011 s'annonce à nouveau très difficile. Je continuerai donc à me battre pour une politique de qualité, une application du code des marchés publics et un respect des volumes annoncéset des délais de paiement». Les TP n'ont pas fini de faire parler d'eux!
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