Faut-il y voir un signe tangible de la reprise? Selon l'Urssaf, le marché de l'emploi (intérim compris) a enregistré, entre le 1er et le 2e trimestre 2010 une progression de 0,3% en Alsace. Une tendance identique à celle observée en France et qui permet d'endiguer quelque peu le recul du marché de l'emploi sur un an. En glissement annuel, les effectifs salariés reculent encore de 0,2% en Alsace, soit 1.100 postes détruits (-0,1% en France). Si l'économie alsacienne envoie des signaux encourageants, ils ne sont pas non plus complètement rassurants. La reprise qui se dessine ne semble pas en effet donner entièrement confiance aux dirigeants de la région qui préfèrent utiliser les leviers les plus souples pour renforcer leur capacité de production: heures supplémentaires et emploi intérimaire. Les premières ont progressé de près de 10% dans la région sur un an, soit le double du chiffre observé en France. Au deuxième trimestre, quatre entreprises alsaciennes sur 10 y ont eu recours. De son côté, l'emploi intérimaire, descendu très bas au plus fort de la crise, s'est redressé de 35% ces derniers mois. Sans lui, les chiffres de l'emploi (+0,3% au deuxième trimestre) seraient restés stables. Une approche sectorielle de ces chiffres permet de noter que l'emploi industriel recule toujours -5.700 postes détruits en un an-, à l'instar du secteur du commerce, tandis que le CHR ou encore la construction envoient des signaux plus encourageants.
Le recul du marché de l'emploi, sur un an, tend à ralentir en Alsace comme en France.