Stéphanie Di Giuseppantonio vient de créer la société Chichi & Petzel. Son créneau ? Les friandises pour chiens et chats, naturelles et sans gluten. «Toujours plus soucieux de leur santé et de leur alimentation les hommes sont aussi plus vigilants aujourd'hui quant à la qualité de celle de leurs animaux de compagnie, d'autant qu'ils développent comme nous de plus en plus d'intolérances alimentaires », estime la créatrice, qui s'est penchée sur la question lorsqu'elle a accueilli chez elle Taylor, un petit bouledogue. « Une race souffrant souvent de maux intestinaux », explique la jeune femme, ex cadre en grande distribution en charge de la pédagogie et de la qualité alimentaire pour deux magasins mulhousiens, sa ville d'origine. «J'ai trouvé des croquettes adaptées via mon vétérinaire, mais aucune friandise du marché ne me convenait, j'ai donc décidé de les faire moi-même ».
Production artisanale
De ces tests derrière les fourneaux est née une gamme de huit recettes originales, telles que charbon-menthe, poulet-curry, coco-pomme-mangue... « À cette gamme permanente s'ajouteront des recettes saisonnières, pour Halloween, Noël etc. », explique-t-elle. Toutes sont validées par Taylor et ses amis à quatre pattes, mais aussi un vétérinaire. Des tests ont également été réalisés en laboratoire afin de déterminer leurs caractéristiques nutritionnelles. Les matières premières proviennent autant que possible de circuits courts, sans suppléments de sucre, sel, additifs ou conservateurs. Il lui aura fallu un an pour concrétiser ce projet, financé jusqu'à présent sur ses fonds propres. Une demande de prêt est actuellement en cours. Assistée d'un boulanger pour peaufiner la méthodologie de production, Stéphanie Di Giuseppantonio, qui a suivi une formation à la création d'entreprise auprès de la CCI, continue de fabriquer elle-même les friandises, commercialisées sous la marque Petzel, via un site marchand et la constitution progressive d'un réseau de revendeurs, notamment des toiletteurs et boutiques spécialisées, sur toute la France. La dirigeante, qui vise un chiffre d'affaires de 70 000 euros pour sa première année d'exploitation, commercialise ses sachets de 14 friandises entre 5,9 et 6,90 euros. Quand ce chiffre d'affaires sera atteint, elle envisage de «confier la production à un laboratoire qui est déjà identifié », indique-t-elle.