Faire du vin au château Margüi. Cela ne sonnait pas comme une évidence pour Philippe et Marie-Christine Guillanton lorsqu'ils ont eu le coup de foudre pour cette vieille bastide provençale en 2000. Pourtant, aujourd'hui, ils cultivent 15ha de vignes et ont écoulé près de 52.000 bouteilles en 2008. «Nous sommes partis d'une page blanche, mais sur des parcelles presque toutes classées AOC Coteaux varois», raconte Philippe Guillanton.
Un vin biologique
Devenu vigneron par hasard, il a appris sur le tas les ficelles du métier. Avec sa femme, ils ont aussi réalisé les investissements nécessaires à la création d'une cave, à hauteur de 600.000€ environ. Et, sur les conseils de leur oenologue, Emmanuel Gaujal du cabinet d'agronomie provençale, le couple de propriétaires a fait le choix du vin bio. Depuis, la production augmente chaque année et, à chaque fois, elle est intégralement écoulée.
Un argument de vente
«D'ailleurs, nous manquons le plus souvent de bouteilles car le label bio est devenu un vrai argument de vente. Parallèlement, nous sommes inévitablement de plus en plus connus», confie Philippe Guillanton. D'ailleurs, «2008 aura été l'année de l'aboutissement de notre projet», ajoute le vigneron. L'export s'est envolé, de grands restaurants ont confirmé. La vente du vin a rapporté 295.000€ de CA et grâce à la location du domaine à une équipe de tournage, la petite entreprise de Philippe et Marie-Christine Guillanton a même atteint son équilibre. «Mais cet équilibre est fragile et la viticulture reste une affaire de passionnés lorsqu'on se situe à notre échelle, essentiellement artisanale», précise-t-il. C'est pourquoi, la diversification des destinations du lieu, comme la location pour prises de vues, est une piste non négligée...
Depuis 2000, Philippe et Marie-Christine Guillanton ont redonné au Château Margüi sa vocation viticole. Une renaissance, qu'ils ont voulue biologique et qui leur réussit puisque ce sont chaque année un peu plus de bouteilles vendues.