La Fédération française des industriels charcutiers traiteurs transformateurs de viandes (FICT - 300 entreprises, 35.000 salariés, CA 6,2Md€) a organisé en novembre une rencontre avec la députée iséroise Joëlle Huillier pour lui présenter leur situation et réclamer des actions gouvernementales. Les dirigeants des sociétés Roland Monterrat (400 personnes, CA 64M€, Feillens - 01), La Bresse (200 pers., CA 25M€, Buellas - 01), Stemmelen (150 pers., CA 55M€, Miribel - 01), Gueze (110 pers., CA 10M€, Vernoux-en-Vivarais - 07) et Popy (200 pers., CA 33M€, Saint-Quentin-Fallavier - 38) étaient les porte-parole des 50 entreprises rhônalpines qui produisent 128.000tonnes de produits charcutiers et emploient 3.690 personnes. Les professionnels disent «assumer seuls la hausse des coûts de matière première», majoritairement de la viande porc, «réduisant leurs bénéfices de 3% à zéro, alors que la grande distribution conserve 5 à 6% de bénéfice net sur le rayon charcuterie traiteur. La grande distribution, qui représente 70% de nos ventes, doit être un partenaire avec des relations équilibrées. Nous ne voulons pas être sa variable d'ajustement. Nous demandons donc que soit appliquée la Loi de modernisation de l'économie et que, dans le cadre des contrats producteurs-distributeurs, une clause permette la révision des prix en cas de variations importantes des prix d'achat des matières premières. Nous voulons augmenter de près de 10% nos prix de vente pour conserver la qualité de nos produits et nos emplois.» Les industriels charcutiers attendent également beaucoup du Pacte de compétitivité et du Contrat intergénérationnel pour embaucher des jeunes tout en allégeant leurs coûts salariaux, qui représentent 20 à 30% de leurs charges. www.fict.fr
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