L'enjeu de la mesure gouvernementale de révision générale des politiques publiques est clair: réduire la pression fiscale des entreprises de l'artisanat, 920.000 en France, au coeur du financement des chambres de métiers et de l'artisanat. «L'État a demandé une réduction de 10%, après inflation, d'ici à cinq ans, des impôts des entreprises artisanales», explique le président national, Alain Griset.
94% d'avis favorables
Sur les 105 chambres d'artisanat que compte la France, cinq font doublons dans quelques départements. «94% des chambres ont voté favorablement à l'élaboration d'une solution en réponse à la demande du gouvernement», commente Alain Griset. Ainsi, sans toucher aux services de proximité, les chambres consulaires vont se réorganiser par pôles. Rentabilité, informatique, paye, organisation des marchés publics... Chaque chambre d'une même région mutualisera pour les autres un ou plusieurs services. «La mission des agents de proximité ne changera pas», insiste Alain Griset.
«Développer nos services»
Et d'ajouter: «Nous devons continuer à développer nos services, pour accompagner l'économie et la formation de nos artisans.» «Nous devrons redéfinir les postes des agents en fonction des nouvelles structures», continue le président national. «L'effectif global des agents, dans les fonctions supports, diminuera. Mais celui des agents de services aux entreprises augmentera», confirme Alain Griset.
Alain Griset, président national des chambres de métiers et de l'artisanat est revenu, lors de l'assemblée générale des Chambres de Bretagne qui s'est tenue à Vannes enseptembre, sur le schéma à venir concernant la régionalisation des chambres.