CGPME : «Une assurance antisolitude» face à la crise
# Conjoncture

CGPME : «Une assurance antisolitude» face à la crise

Face à la crise, la CGPME veut être une assurance «antisolitude» et dénonce l'amalgame sur la rémunération des grands patrons.

«Écoute, compréhension, aide... la CGPME peut aider les chefs d'entreprises, qui ont souvent le nez dans le guidon, à s'y retrouver, notamment dans le panel des aides mises en place par le gouvernement», annonce Robert Sorrel, le président de la CGPME Isère. En effet, certaines mesures ne sont pas toujours faciles à mettre en oeuvre dans une petite entreprise mais, surtout, elles sont mal connues. Pourtant, il existe des mesures simples comme le report de charges patronales, l'utilisation de la formation professionnelle pendant le chômage partiel,etc. Innovation, leviers à l'international, développement durable... La CGPME peut aussi les aider à garder un cap offensif pour préparer l'après-crise. En fait, le syndicat patronal des PME veut jouer la carte «d'une assurance antisolitude» pour les chefs d'entreprise, dont beaucoup subissent la crise. Car le grand danger, c'est de se replier sur soi. «Il faut aider les entreprises le plus tôt possible, martèle le président. On s'engage à traiter les difficultés de façon absolument confidentielle.» Le syndicat organise aussi des réunions d'information collectives.




Rémunération des patrons

Surtout, la CGPME s'insurge contre l'amalgame qui concerne la rémunération des patrons. «Cet amalgame risque de ternir l'image de l'entreprise, qui est pourtant en danger. Or, on est à des années lumière des salaires des grands patrons, détaille Philippe Malaval, le trésorier. Le salaire mensuel moyen des patrons de PME s'élève à 4.000 €.Il faut jouer la transparence auprès de nos salariés.» «Beaucoup de chefs d'entreprise ne prélèvent pas tout ou une partie de leur salaire pour renflouer la trésorerie», renchérit Jean-Philippe Martin, vice-président CGPME Services.




- Tél.: 04.76.22.87.87

# Conjoncture