Kap Verre met le cap à l’ouest. La filiale du miroitier nordiste Cevino Glass (360 salariés, 60 M€ de CA 2024) a intégré début 2025, via le rachat de l’entreprise familiale nantaise Macocco Ouest, quatre sites de production et une soixantaine de nouveaux salariés dans l’ouest de la France. Sous l’enseigne le Kap Verre Atlantique, les équipes réparties entre le siège de Rezé et les sites de Cholet, La Roche-sur-Yon et Lorient, assurent la fabrication et la découpe des verres simples, des double-vitrages et des verres feuilletés ou trempés, à l’attention d’une clientèle professionnelle et de particuliers.
Quatrième opération de croissance externe depuis 2023
Pour le spécialiste du verre Cevino Glass, c’est la quatrième opération depuis juillet 2023 et l’entrée à son capital du fonds parisien Siparex Midcap. "Avant l’arrivée de Siparex, nous avions un montage qui ne permettait pas de financer sereinement le développement du groupe et notamment, la croissance externe. Elle nous coûtait extrêmement cher. Désormais, nous avons une base de fonds propres et un endettement raisonnable, nous pouvons étudier davantage d’opportunités qu’avant", explique Thierry Gautier, le dirigeant de Cevino Glass.
Rachat à Paris, Lyon, Nantes et en Suisse…
Ce dernier a fondé le groupe en rachetant, en 2012, les deux miroiteries nordistes Dubrulle et Kap Verre. Il étoffe depuis sa holding grâce à la croissance externe, étendant largement ses implantations en dehors de la région. Après le rachat de Lukora, en 2019, a suivi celui du parisien Établissements Dumas 1770 en 2023 (11 salariés, 3 M€ de CA à l’époque) puis, en 2024, du Lyonnais BMV (20 salariés, 4 M€ de CA) et du suisse "Cglass.ch"… Avec l’intégration de Macocco Ouest, le groupe compte désormais 23 sites entre la France et la Suisse, et affiche un objectif de 70 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2025.
"Nous connaissons une belle dynamique, mais la priorité reste la croissance organique, et la satisfaction de nos clients au quotidien. Concernant les croissances externes, nous n’avons pas d’objectif précis en termes de localisation ou de taille. Nous étudions chaque dossier qui se présente. L’acquisition doit faire sens et surtout, nous devons sentir une envie commune de travailler ensemble. L’un de nos critères est également, la complémentarité, géographique ou métier. Par exemple, avec les Établissements Dumas, nous avons acquis une nouvelle compétence, celle de la protection des œuvres d’art avec des verres anti reflets ou anti UV. L’acquisition de Lukora nous a implantés en Auvergne-Rhône-Alpes, tout en nous amenant une expertise sur le verre bombé…" détaille le dirigeant.
En France et à l’étranger
Difficile donc de dire où s’arrêtera Cevino Glass, bien lancé sur un marché qui traverse une phase de concentration au niveau français comme Européen. De nouveaux projets sont en permanence à l’étude, glisse le dirigeant : "À mesure que la taille du groupe a augmenté, nous avons formalisé notre approche des études de cibles, et de leur intégration. Nos process en termes d’accueil de nouvelles entreprises et collègues sont bien rodés, même si l’une des valeurs du groupe, c’est l’autonomie de ses filiales. Aujourd’hui, nous ne nous interdisons rien, et nous regardons aussi ce qui se présente à l’étranger… en Allemagne, par exemple."