Ségolène Royal lance le troisième appel d’offres sur l’éolien en mer au large de Dunkerque. Parmi 18 sites en lice, la ville nordiste a été identifiée comme une "zone présentant des conditions favorables à l’implantation d’éoliennes en mer posées", selon le communiqué de presse du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer.
Patrice Vergriete, maire de Dunkerque et président de la Communauté urbaine de Dunkerque, se félicite de cette décision : « C’est une décision importante pour le Dunkerquois car elle représente une formidable opportunité de développement économique pour le territoire. Et cela, à différents titres : ce projet permet de conforter le tissu productif existant dans la dynamique de la troisième révolution industrielle. Sur le plan de l’emploi, l’implantation d’un champ éolien créera plusieurs centaines d’emplois : 800 pour la phase de construction et près de 300 directs et indirects pour la phase d’exploitation. Et sur le plan énergétique et environnemental, cette initiative s’ajoute au lancement du projet Euraénergie. Tout cela contribue à faire passer le territoire du statut de plus grand pôle européen d’énergie fossile à celui de plus grand pôle européen des énergies renouvelables et de la transition énergétique".
Ségolène Royal mandate le Préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord et le Préfet de la région Nord – Pas-de-Calais Picardie pour poursuivre les consultations, en accompagnement du lancement de l’appel d’offres. "Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la poursuite du développement de l’éolien en mer posé, qui contribue à l’atteinte de l’objectif de 40 % d’électricité renouvelable à l’horizon 2030, fixé par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte", précise-t-on au ministère.
Deux appels d’offres concernant l’éolien en mer posé ont d’ores et déjà été lancés : l’un en 2011, qui a permis l’attribution de quatre zones pour une capacité totale de près de 2000 MW, situées au large des communes de Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire ; l’autre en 2013 pour l’installation de 1000 MW répartis sur deux zones au large du Tréport et des îles d’Yeu et de Noirmoutier.