Celette : Un nouvel actionnaire
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Celette : Un nouvel actionnaire

Celette revit avec un nouvel actionnaire suisse après six mois de redressement judiciaire.

«Nous sommes un groupe industriel, pas un groupe financier», précise d'emblée Bernard Cribier d'Equinox group et nouvel actionnaire principal de Celette, leader mondial du marbre automobile qui était en difficulté depuis plusieurs mois. Le groupe a déjà trois sites en région parisienne et un en Suisse dans les domaines de la mécanique de précision, de l'emboutissage, des prototypes et modelages pour l'industrie automobile et l'aéronautique notamment. Equinox group détient aujourd'hui 96% du capital. L'ancien dirigeant René Darmancier, fils du créateur, reste au sein de Celette avec 4% du capital et la présidence du comité de surveillance. Le directoire est lui constitué de trois membres, dont un cadre de l'entreprise déjà en place.




Relancer l'international

Equinox group a d'ores et déjà injecté 750.000€ dans l'entreprise et repris ses 5M€ de dettes. Sur les 180 employés, 20 ont dû quitter la société, principalement en préretraite. La reprise de Celette par Equinox group «est un gros morceau, c'est très sensible pour nous, explique Bernard Cribier, d'autant plus qu'avant, nous ne faisions que du service aux industriels. Aujourd'hui, nous sortons de notre stratégie habituelle. Mais Celette n'a pas de problème structurel et les synergies intergroupes lui permettront de faire évoluer ses produits.» L'une des premières actions de Bernard Cribier a donc été de «faire un tour du monde des constructeurs internationaux pour dire que Celette est vivante. Nous devons reconsolider notre relation client et notre organisation internationale avec ses dix-neuf filiales.» L'export représente 85% du chiffre d'affaires, les clients se répartissant entre les constructeurs automobiles et les garagistes et réparateurs.




Nouvelle usine

Localement, Georges Blache, président du directoire, travaille à «remotiver les équipes. Certains sont là depuis 30 ou 40 ans; ils sont éprouvés par six mois de redressement judiciaire». Mais avec ce nouveau départ, Celette a des projets devant elle, dont le lancement de nouveaux produits et la redéfinition de sa gamme. Et surtout, la reconstruction de l'usine, sur le même site, mais en passant de 45.000m² à seulement 20.000m². «Un projet très ambitieux, avoue Georges Blache, et qui entraînera le changement de machines.» Comment en cette période morose se permettre de tels projets? «Nous avons la chance d'être Suisses et d'avoir des banques qui n'ont pas fermé le crédit, explique Bernard Cribier. Et si nous envisageons une baisse globale de notre chiffre d'affaires de 15% à cause de la crise, nous bénéficions de notre présence internationale forte. Et moins on vend de véhicules neufs, plus on répare les anciens...»

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