CCI Paca : Maurice Brun affiche un esprit collectif

CCI Paca : Maurice Brun affiche un esprit collectif

Assemblée générale. Après plusieurs mois de blocage, la CCI Paca a élu Maurice Brun à sa tête. Le nouveau président a rappelé que « le pouvoir doit rester au local »...

En clôture de l'Assemblée générale de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Provence-Alpes-Côte d'Azur, le nouveau président, Maurice Brun, a insisté sur sa volonté d'oeuvrer en partenariat avec l'État, la Région et les autres chambres consulaires pour redresser l'économie régionale. Sans cependant détailler son programme. Après des mois de blocages, de tiraillements et de coups bas au sein de son bureau, la sérénité semble revenue à la CCI Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec l'élection de Maurice Brun à la présidence, pour succéder à Dominique Estève.




Consensus

Tenue le 23 avril à Marseille, l'assemblée générale a permis au nouveau président de se poser en homme de dialogue, tant vis-à-vis des présidents des chambres territoriales que de ses partenaires, État, Conseil régional, chambres de Métiers et d'Agriculture et syndicats patronaux (Medef, CGPME). Dans une atmosphère très " Tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil ", les acteurs invités à s'exprimer ont surjoué l'esprit de consensus, mais l'attitude s'imposait sans doute pour rompre avec des pratiques passées, Joël Martin, président de la CGPME Paca depuis fin 2009, soulignant qu'il était convié pour la première fois alors qu'il approchait de la fin de son deuxième mandat ! Pour Maurice Brun, « les CCI ne peuvent plus apparaître comme un poids économique et financier, mais comme l'une des solutions au service du redressement économique du pays. En tant que porte-voix de 240.000 entreprises, nous sommes l'interlocuteur dont les politiques ont besoin ». Il a insisté sur les trois objectifs qui guideront son action, « Performance, Innovation, Compétitivité », et trois valeurs, « Solidarité, Transparence et Efficacité ». Il a souligné le rôle de coordinateur et d'animateur de la CCIR. Conscient cependant des adaptations imposées par la restriction des ressources, il veut accentuer la mutualisation des fonctions de " back-office " du réseau tout en préservant le lien de proximité des chambres territoriales avec leurs ressortissants.




Partenaire de 1er rang

« Le pouvoir doit rester au local », assure le président. Une ambition que le secrétaire général pour les affaires régionales, Thierry Queffelec, a appelé à exercer avec hauteur : à ses yeux, « veille, anticipation, stratégie » doivent structurer l'action de la CCIR pour éviter qu'elle devienne un simple relais des CCI territoriales. Pour le vice-président du Conseil Régional, Bernard Morel, la CCIR sera « un partenaire de premier rang » pour mettre en oeuvre la stratégie régionale de l'innovation, via l'Agence régionale de l'innovation et de l'internationalisation des Entreprises (ARII). Quant aux présidents des autres chambres consulaires, ils s'inscrivent eux aussi dans ce « jeu collectif ». Dans la limite « des spécificités et identités de chacun », nuance André Bendano, président de la Chambre Régionale de Métiers.