CCI des Portes de l'Eure : Première AG lundi 30 novembre

CCI des Portes de l'Eure : Première AG lundi 30 novembre

La première assemblée générale de la nouvelle CCI des Portes de l'Eure, qui réunie les CCIT de l'Eure et CCIT d'Alençon (Orne) se tient lundi 30 novembre à Evreux. Avec en toile de fond, des velléités de séparatisme des élus de l'Orne. Le Journal des entreprises a interrogé le président de la CCI de l'Eure, Gilles Treuil, sur le sujet.

Quel regard portez-vous sur la nouvelle réorganisation des CCI de Normandie?

Ce regroupement est tout à fait cohérent. Il propose de vraies synergies à partager et cela nous ouvrira à d’autres territoires. Seul hic, et malgré tout ce qu’on a fait pour les rassurer, la CCI d’Alençon a décidé, lors de son assemblée générale du 28 septembre dernier, «de ne pas donner suite au processus de rapprochement avec la CCIT de l’Eure». La crainte de disparaître ou d’être absorbé sans doute. Pourtant, nombre d’entreprises ornaises bénéficient déjà des services de l’Eure. Nous-mêmes utilisons les compétences de la CCI d’Alençon, notamment au niveau de la formation. Ca serait dommage de remettre tout ça en cause, mais quoi qu'il arrive, on continuera de travailler avec eux! Au final, il faudrait le vote des deux tiers des élus consulaires normands pour remettre en cause la carte qui a été décidé dès 2013.

Pensez-vous que le regroupement des deux régions normandes sera un atout pour les entreprises de l’Eure?

Cette fusion est très positive. La Seine-Maritime est aujourd’hui le département leader sur le plan économique sur l’ensemble de la Normandie. Grâce à ce rapprochement, nous avons désormais une belle carte à jouer pour peser sur les décisions et les stratégies régionales de demain. Il y a des synergies à tirer de part et d’autres. Unis, nous serons plus forts et notamment face à nos voisins d’Ile de France, le poids lourd des régions.