CCI de Rhône-Alpes : La mutualisation nouvelle source d'économie

CCI de Rhône-Alpes : La mutualisation nouvelle source d'économie

Dans sa traque aux dépenses, la CCIR a franchi un nouveau cap. En mutualisant les ressources humaines, les systèmes d'information, les fonctions administratives et financières mais aussi la gestion des marchés publics et des achats elle compte économiser 3.3 M€.

Les économies sont plus que jamais de rigueur pour les Chambres de commerce et d'industrie. Dans un contexte difficile pour les instances consulaires touchées par des ponctions sans précédent (près de 500 millions d'euros dont environ 50 millions d'euros pour Rhône-Alpes) tous les moyens sont bons pour encadrer les dépenses et traquer les économies potentielles. « Nous devons participer à l'effort collectif même si ce ne sera pas sans conséquence sur notre capacité d'investissement. Sans doute aussi, il y aura un impact sur l'économie de la Région », soutient Jean-Paul Mauduy, le président de la CCI régionale. Dans le même temps, le processus de modernisation engagé depuis 2010 au sein des CCI se poursuit.





La mutualisation des fonctions support annoncée par la CCIR fin janvier permet de répondre à ces différents enjeux. Même si, à la CCIR on refuse d'assimiler le prélèvement exceptionnel lié au nouveau contexte fiscal et la politique de rationalisation.




Chasser les dépenses superflues

Ainsi, les ressources humaines, les systèmes d'information, les fonctions administratives et financières mais aussi la gestion des marchés publics et des achats sont concernés par la mesure. À la clé : une économie substantielle de l'ordre de 3.3 millions d'euros à horizon 2016. Concrètement, les coûts de fonctionnement devraient diminuer de 11.5 %. À titre d'exemple, les opérations communes de communication seront privilégiées. En conséquence, les talents d'une CCI territoriale seront mieux exploités et profiteront aux autres. Les investissements informatiques reculeront d'environ 24 % (800.000 €). L'effet volume jouera un rôle important dans ce résultat notamment lors des appel d'offres. « Notre marge de négociation va considérablement changer », précise Jean-Paul Mauduy.






Quid des fonctionnaires

170 collaborateurs se trouvent directement impactés par le programme piloté par la CCI de région Rhône-Alpes. « Le dispositif imaginé contribue à améliorer notre performance collective au service des entreprises », estime le Président Mauduy. Pour les personnels il va se traduire par des mouvements vers le siège de la CCIR. Une vingtaine de personnes ont d'ores et déjà migré. Toutefois, des compétences en contact avec le terrain restent nécessaires. « Nous ne devons pas toucher à la proximité offerte par le réseau des CCI que ce soit à Lyon où l'on compte 60.000 entrepreneurs ou en Ardèche où les 10.000 entrepreneurs sont tout aussi importants », insiste Jean-Paul Mauduy. Toujours est-il que ce dispositif-là n'entraînera pas de licenciement sec mais du non-remplacement de personnels, des mobilités et réaffectations.