L'entreprise Carrières de Provence, historiquement basée à Fontvieille, compte aujourd'hui trois carrières, situées à Fontvieille, dans les Bouches-du-Rhône, à Oppède, dans le Vaucluse, et à cheval sur les communes de Vers et de Castillon du Gard, d'où elle extrait des blocs de calcaires blancs ou blonds. «Nous produisons à 85% des produits bruts, que nous commercialisons auprès de transformateurs», confie Paul Mariotta, qui dirige l'entreprise. Des pierres de Fontvieille sont utilisées pour la rénovation de l'amphithéâtre des arènes d'Arles. Les tailleurs de pierre et les marbriers constituent le principal des débouchés des pierres issues des carrières. «Il s'agit d'un marché principalement local destiné à l'habitat ou à la décoration».
La pierre, un éco-matériaux
Les fabricants de cheminée représentent ensuite 40% des ventes. «Nous travaillons avec les grandes marques (René Brisach, Richard le Droff, Cheminée Philippe) et nous livrons directement les usines de ces entreprises. Nous fournissons des blocs allant jusqu'à 6 tonnes», ajoute Paul Mariotta. Toutefois, le marché de la cheminée connaît actuellement un léger ralentissement. «La concurrence vient surtout des poêles et des habillages métalliques qui sont favorisés par un crédit d'impôt de 50% non plafonné. La cheminée traditionnelle en pierre se vend finalement moins». Les pierres blanches des Estaillades, à Oppède, sont en outre vendues à l'export vers les États-Unis, la Russie et l'Europe du Nord. «Il y a un regain d'intérêt pour la construction en pierres massives. Les éco-matériaux reviennent à la mode et, dans ce cadre-là, la pierre a un bilan énergétique très intéressant...», conclut Paul Mariotta.
Depuis 1968, cette filiale du groupe immobilier aixois Figuière exploite trois carrières dans la région. La pierre, éco-matériaux par excellence, connaît actuellement un regain d'intérêt...