«Capacité d'adaptation et réactivité»
# Conjoncture

«Capacité d'adaptation et réactivité»

Antoine Lefebvre
Directeur général d'Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, (ex-BCME).


Comment s'annonce l'année 2012?

Complexe. Mais, tout en restant prudent, on peut se montrer optimiste pour les banques comme pour les entreprises. Certes, les marchés sont extrêmement chahutés. De plus, nous allons entrer dans une année électorale ce qui signifie, dans la sphère publique, des investissements moindres. Sans compter les mesures du plan de rigueur, qui peuvent avoir un impact sur l'économie. Pour autant, même si la croissance française s'annonce faible, de l'ordre de 1%, il s'agit d'une croissance... Nous ne sommes pas dans une période de récession. Autre élément positif, depuis 2008, la France a montré sa résistance face à la crise. C'est encore plus vrai en Bretagne, qui profite d'une industrie agroalimentaire forte portée par la consommation.


Peut-on anticiper le comportement des chefs d'entreprise?

Nos clients, c'est-à-dire 7.000 entreprises et institutionnels, dont 40% sont bretons, conservent, malgré tout, cette volonté d'aller de l'avant. Et ils se sont adaptés à leur nouvel environnement économique. Les clés pour résister, ce sont cette capacité d'adaptation et la réactivité. Quant aux sociétés qui ont enregistré une baisse significative de leur chiffre d'affaires, elles ont pris des mesures tendant vers plus de flexibilité dans leur gestion financière ou dans celle de leurs stocks.


Les banques continueront-elles de prêter aux entreprises?

Nous l'avons prouvé et nous continuons de le prouver: nous jouons notre rôle dans la croissance. Cette année, les banques françaises ont des encours de crédits qui progressent de 6% par rapport à 2010. Chez nous, ils ont augmenté de 30%, ce qui s'avère conséquent et atypique. Il convient néanmoins de relativiser ce chiffre au v
u de notre taille: notre part du marché national est de 1%. Pour le moment.

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