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Cantine brestoise : À table en février2013
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Cantine brestoise : À table en février2013

Coworking Après plusieurs années dans les cartons, le projet de cantine à Brest voit enfin voir le jour. Retour sur plusieurs années de réflexion.

Public inattendu sur les bancs de l'amphi 1 de la fac Segalen: quelques étudiants, des représentants de Brest Métropole Océane et surtout pas mal de chefs d'entreprise. Leur point commun: un intérêt pour le projet de cantine à Brest, présenté ce vendredi 16novembre. Une cantine, quèsaco? «C'est un tiers lieu, explique Aymeric Poulain Maubant, qui pilote le projet pour le technopôle Brest-Iroise depuis octobre2010. Un espace qui n'est ni le domicile, ni le travail, mais un entre-deux. La cantine est un espace de coworking (lieu de travail collaboratif), où peuvent se retrouver et collaborer différents mondes.» C'est ce qu'illustre la suite d'intervenants dans cet amphi: un entrepreneur de l'économie social et solidaire, Anthony Auffret des Petits Débrouillards; un spécialiste des nouvelles technologies en poste au Crédit Mutuel Arkéa, Mathias Herberts; un entrepreneur du Web, Sébastien le Corfec d'Evernet,etc. Objectif: partager pour mieux imaginer ce que pourrait être cette cantine brestoise. Celle-ci, surnommée An Daol Vras, la grande tablée en breton, doit voir le jour en février prochain, justement, au premier étage de la fac Segalen, au centre de Brest.




Déclic le 13février

L'aboutissement d'un projet dans les cartons depuis plusieurs années. «Le 6novembre 2008 a eu lieu le premier open coffee sur le sujet avec Gwendal Simon, un enseignant-chercheur de Telecom Bretagne qui avait participé à la création, à Paris, de la première cantine», se souvient Aymeric Poulain Maubant. Que s'est-il passé ensuite? Beaucoup de temps. Il a fallu réunir des personnes autour du projet: aujourd'hui, la cantine est portée par BMO, le technopôle, l'école Telecom Bretagne, l'Afeit, et la médiathèque des Capucins. «En mai2011, il y avait un accord pour organiser des événements sous la bannière de la cantine», explique Aymeric Poulain Maubant. Seulement, tous ces gens ont aussi d'autres projets à mener, la semaine du numérique, B-ware par exemple. Il a fallu aussi discuter du lieu: centre-ville ou au technopôle à Plouzané? Le projet du plateau des Capucins est aussi, entre-temps, venu offrir une possibilité d'hébergement, mais à plus long terme, en 2015, a priori. Tout s'est accéléré le 13février dernier. «Pourquoi à ce moment-là? Je ne sais pas, avoue Aymeric Poulain Maubant. Nous avons fait une réunion avec 70 personnes.» Le déclic permet d'avancer à marche forcée et de monter un dossier de financement de la Région. Déposé avant l'été, il a été accepté le 25octobre. La cantine va bénéficier d'un budget de 30.000€ la première année. Se mettre d'accord à autant d'acteurs n'est pas non plus simple. «Il y a un équilibre à trouver», convient Aymeric Poulain Maubant. La cantine brestoise, qui espère se faire labelliser par les autres, celles de Paris, Nantes et Rennes, se veut un espace de coworking pas seulement numérique, où cohabitent entreprises, collectivités, économie sociale et solidaire, associations, écoles: un espace de «transversalité et un showroom sur les technologies». «Il faut que les entreprises s'en emparent pour créer une dynamique», ajoute Léna Urvoy, codirigeante du Studio de 3D brestois Apix. Présente lors de l'après-midi de présentation, elle craint néanmoins le côté fourre-tout. C'est là tout l'enjeu dans les prochains mois: définir et s'organiser. Déjà, la cantine compte son premier permanent: une animatrice a été recrutée début décembre.

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