L'institut Stanislas de Cannes a beau frôler les 150 ans d'âge, être classé parmi les meilleurs lycées azuréens (7e sur 32, 400e sur 2.301 au national selon le classement L'Express 2015), il s'interroge sur son avenir. D'autant plus face à un contexte chahuté où s'entrechoquent réformes pédagogiques et considérations financières. « Notre métier restera toujours la pédagogie, explique Régis Brandinelli, aux manettes depuis la rentrée 2014 du plus ancien groupe scolaire cannois privé sous contrat, couvrant les classes de maternelle jusqu'aux post-bacs préparatoires aux grandes écoles de commerce et d'ingénieurs. Il s'agit d'accompagner nos 2.400 élèves vers l'excellence, ouvrir plus encore notre établissement à l'international, étoffer notre programme d'enseignement supérieur... » Une feuille de route quinquennale ambitieuse « qu'on ne pourra bien suivre que si le reste suit ». Autrement dit, la mise en place de conditions de travail optimales, qui supposent de régler la problématique du financement.
Objectif : 1M€ à 5 ans
Sur les 9 M€ de chiffre d'affaires de l'établissement, 20 % proviennent des collectivités locales sous forme de subventions (hors rémunération des 160 professeurs assurée par l'État). Des subventions programmées à la baisse qu'il convient de compenser pour tendre vers une plus grande autonomie financière. L'augmentation des contributions familiales étant volontairement exclue, « reste à actionner le levier externe qui consiste en la création d'un fonds de dotation ». Effectif aujourd'hui. Un sujet que maîtrise bien Régis Brandinelli, lui qui a contribué au lancement du fonds de dotation de l'école de commerce sophipolitaine Skema Business School aux côtés d'Alice Guilhon. « C'est un processus qui demande temps et pédagogie pour convaincre les donateurs, culturellement peu habitués à ce type de sollicitations. D'où la nécessité de se montrer raisonnable quant à l'apport espéré (1M€ sur 5 ans, ndlr) et de ne pas faire l'erreur de l'intégrer au budget ». Stanislas cible différents réseaux, des anciens de l'établissement aux entreprises azuréennes. Les sommes récoltées, défiscalisables, serviront essentiellement à délivrer des bourses, « pour que l'argent ne soit pas un critère pour étudier à Stan », et à la rénovation progressive des 23.000 m² de bâti.
Gaëlle Cloarec
L'Institut Stanislas
(Cannes) Dirigeant : Régis Brandinelli CA : 9 M€ 230 personnes Tél. : 04 93 06 48 00 rbrandinelli @stanislas-cannes.com