Canal du Midi : Alain Chatillon livre les conclusions de son rapport

Canal du Midi : Alain Chatillon livre les conclusions de son rapport

Restauration paysagère Selon le sénateur-maire de Revel, 200 millions d'euros sont nécessaires pour permettre le renouveau du Canal du Midi.

Missionné en octobre2011, par François Fillon, le sénateur-maire de Revel, Alain Chatillon, vient de rendre les conclusions de son rapport sur le financement du renouveau du Canal du Midi. Une des problématiques essentielles pour le cours d'eau, classé au patrimoine mondial de l'Unesco: la maladie du chancre coloré qui attaque les platanes. «Ce champignon microscopique s'est implanté il y a 70 ans à l'état latent et s'est développé de façon exponentielle ces cinq dernières années. La question est comment ce champignon se propage? Il faut voir auprès de l'Inra et Ecocert si on peut l'analyser», souligne Alain Chatillon. Les 42.000 platanes qui bordent l'eau sont, selon lui, condamnés d'ici à 15 à 20 ans. Le coût estimé de l'arrachage et de la replantation d'arbres est évalué à près de 200millions d'euros sur 10 ou 15 ans, «l'équivalent du coût de 15km d'autoroute», précise le sénateur-maire qui estime également qu'il ne faudra pas se cantonner à un seul type d'arbre replanté afin d'apporter de la variété et permettre une reconstruction paysagère équilibrée. Les 200millions d'euros pourraient être, d'après le rapport, financés par l'État, les collectivités territoriales et le mécénat, à hauteur d'un tiers chacun. Alain Chatillon propose la création d'un GIP (groupement d'intérêt public), composé de l'État, des Régions, des collectivités territoriales et des agences de l'eau, afin de recevoir ces financements, donnant délégation à VNF (Voies navigables de France). Les collectivités territoriales devront ainsi réaliser un état des lieux de leurs infrastructures et de l'état du canal afin qu'un calendrier soit créé ensuite par le GIP.




Création d'une imagede marque

Lors de la présentation des conclusions de son rapport le sénateur-maire de Revel a tenu à insister sur la création d'une image de marque autour du Canal. «Il faut avoir de nouvelles ambitions, souligne t-il, afin de dynamiser la vallée du canal et créer un sentiment d'appartenance. Une image de marque est un élément essentiel du développement économique.» En parallèle, Alain Chatillon souhaite que le Canal devienne plus attractif: «Des pistes cyclables doivent être développées. Cela a été fait en Haute-Garonne mais pas dans l'Aude par exemple.» Le sénateur entend rencontrer sous peu Delphine Bathot, la ministre de l'écologie, et espère également trouver un écho auprès des présidents de région.