Rachetée par Celio pour 1,8 million d’euros en 2022, la marque roubaisienne Camaïeu est officiellement relancée depuis ce 29 août, sous le nom Be Camaïeu. Pour la chaîne de mode masculine (600 M€ de CA en 2023), c’est l’opportunité de faire entrer le prêt-à-porter féminin dans ses magasins.
Une cinquantaine de magasins aménagés d’ici 4 ans
Douze magasins Celio sont concernés dans un premier temps, dont un en Hauts-de-France, à Lille. Inauguré le 29 août sur une superficie de 1 200 m², il devient le plus grand magasin de l’enseigne, habituée à des surfaces trois fois moins importantes. Dans la liste, deux magasins seront uniquement consacrés à Camaïeu, dont un à Compiègne (Oise), lieu de vente historique de l’enseigne de mode femme. Sur sa feuille de route, Celio prévoit d’aménager quatre boutiques supplémentaires au printemps prochain. Une cinquantaine est envisagée d’ici trois à quatre ans.
Une centaine d’emplois créés
Ni les perspectives de chiffre d’affaires de la marque, ni l’investissement nécessaire pour cette transformation globale n’ont été dévoilés. "Il fallait que ce soit un investissement raisonnable pour le groupe", indique Sébastien Bismuth, président de Celio, qui évoque des mutualisations au siège de Saint-Ouen (Île-de-France). Cent nouveaux emplois ont néanmoins été créés pour accompagner cette relance et une vingtaine d’embauches supplémentaires est évoquée à horizon avril 2025.
Recentrage sur les basiques
En reprenant l’identité Camaïeu, Celio dit avoir souhaité rester fidèle à l’ADN d’une marque "qui bénéficie toujours de 93 % de taux de notoriété" en se concentrant "sur les basiques et les essentiels" en matière de style, comme en volume, souligne Mikaella Abittan, directrice adjointe de Be Camaïeu. 700 modèles couleurs ont été développés et "il n’y aura pas de renouvellement effréné", précise celle qui travaille sur cette renaissance depuis dix-huit mois. Deux collections devraient suivre à chaque saison, dans la droite ligne de ce que Celio imagine déjà pour la mode masculine. "Nous voulons faire de Camaïeu une marque transgénérationnelle, comme l’est Celio".